Taux : la chute du dollar affecte également les T-Bonds qui se retendent information fournie par Zonebourse 28/01/2026 à 17:11
Les marchés obligataires US font grise mine ce mercredi, pas à cause des "chiffres du jour" (l'agenda est quasi désert ou constitué de "stats" très secondaires) mais à cause de la chute du dollar : celle-ci est très rapide depuis vendredi et même hors norme face au Yen.
Cela va renforcer les pressions inflationnistes aux Etats-Unis, le pouvoir d'achat du dollar venant de plonger de 3,5% en quatre séances et cela va affecter le pouvoir d'achat des ménages... dont la "confiance", on l'a découvert hier, a plongé en janvier vers des niveaux inconnus depuis la période "Covid".
Ajoutons à cela un nouveau risque de "shutdown" des administrations fédérales alors même que 2026 se présente comme un "mur de refinancement de la dette".
Comme la Fed a raccourci la duration en 2025, les refinancements sont à renouveler à un rythme beaucoup plus soutenu à mesure que les émissions du Trésor portent sur du "papier court".
Il n'y a évidemment aucun suspens concernant la décision de la Fed attendue à 20h : ce sera le statu quo à 3,75% (ainsi que mi-mars et fin avril, à moins que Jerome Powell change de ton ce soir et évoque des signaux de ralentissement... alors que le PIB du troisième trimestre 2025 vient d'être revu à 4,4%).
Les T-Bonds pâtissent de surcroît de l'ambiance "risk-on" à Wall Street avec un S&P 500 à 7 000 points et un Nasdaq qui retrace ses sommets historiques du 29 octobre 2025 : le "10 ans" se dégrade de 3,5 points, à 4,258%, le "2 ans" de 1,6 point, à 3,585%, et le "30 ans" n'est plus qu'à 13 points de la barre des 5% avec 3,6 points, à 4,870%.
C'est plus calme en Europe avec des Bunds qui effacent 1 point, à 2,861%, nos OAT restent figées à 3,432%, les BTP italiens effacent symboliquement 0,7 point à 3,466%.
Outre-Manche, les "Gilts" subissent la contagion des T-Bonds et se retendent de 2 points vers 4,546%.
Ce sont les émissions en yens qui font figure de vedettes aujourd'hui avec une soudaine détente de 5,5 points sur le "10 ans" vers 2,235% alors que le yen recule de 0,75% face au dollar, vers 153,45 yens. La veille, il a testé les 152,1 yens, alors que le "30 ans" caracolait vers 3,68% (il s'assagit un peu vers 3,635% ce mercredi).
Le dollar va bien sûr rester l'un des principaux "driver" des T-Bonds US et de la dette japonaise : alors qu'il vient de chuter de 4,5% face au yen de 3,5% face à l'euro, Donald Trump l'a déclaré "en pleine forme" et le président américain semble très à l'aise avec la situation.
Trump estimait que le billet vert était surévalué, alors que certains pays manipulent leur monnaie pour renforcer leur compétitivité à l'export : avec la multiplication des menaces tarifaires à l'encontre des "partenaires" des Etats-Unis, la remise en cause de l'indépendance de la Fed, des questionnements sur une intervention en Iran... il a fini par obtenir un affaiblissement du dollar sans baisse de taux.
Le revers de la médaille, c'est que les créanciers des Etats-Unis ne vont pas s'empresser d'acheter des T-Bonds s'ils sont remboursés en dollar dévalué.
Cela va renforcer les pressions inflationnistes aux Etats-Unis, le pouvoir d'achat du dollar venant de plonger de 3,5% en quatre séances et cela va affecter le pouvoir d'achat des ménages... dont la "confiance", on l'a découvert hier, a plongé en janvier vers des niveaux inconnus depuis la période "Covid".
Ajoutons à cela un nouveau risque de "shutdown" des administrations fédérales alors même que 2026 se présente comme un "mur de refinancement de la dette".
Comme la Fed a raccourci la duration en 2025, les refinancements sont à renouveler à un rythme beaucoup plus soutenu à mesure que les émissions du Trésor portent sur du "papier court".
Il n'y a évidemment aucun suspens concernant la décision de la Fed attendue à 20h : ce sera le statu quo à 3,75% (ainsi que mi-mars et fin avril, à moins que Jerome Powell change de ton ce soir et évoque des signaux de ralentissement... alors que le PIB du troisième trimestre 2025 vient d'être revu à 4,4%).
Les T-Bonds pâtissent de surcroît de l'ambiance "risk-on" à Wall Street avec un S&P 500 à 7 000 points et un Nasdaq qui retrace ses sommets historiques du 29 octobre 2025 : le "10 ans" se dégrade de 3,5 points, à 4,258%, le "2 ans" de 1,6 point, à 3,585%, et le "30 ans" n'est plus qu'à 13 points de la barre des 5% avec 3,6 points, à 4,870%.
C'est plus calme en Europe avec des Bunds qui effacent 1 point, à 2,861%, nos OAT restent figées à 3,432%, les BTP italiens effacent symboliquement 0,7 point à 3,466%.
Outre-Manche, les "Gilts" subissent la contagion des T-Bonds et se retendent de 2 points vers 4,546%.
Ce sont les émissions en yens qui font figure de vedettes aujourd'hui avec une soudaine détente de 5,5 points sur le "10 ans" vers 2,235% alors que le yen recule de 0,75% face au dollar, vers 153,45 yens. La veille, il a testé les 152,1 yens, alors que le "30 ans" caracolait vers 3,68% (il s'assagit un peu vers 3,635% ce mercredi).
Le dollar va bien sûr rester l'un des principaux "driver" des T-Bonds US et de la dette japonaise : alors qu'il vient de chuter de 4,5% face au yen de 3,5% face à l'euro, Donald Trump l'a déclaré "en pleine forme" et le président américain semble très à l'aise avec la situation.
Trump estimait que le billet vert était surévalué, alors que certains pays manipulent leur monnaie pour renforcer leur compétitivité à l'export : avec la multiplication des menaces tarifaires à l'encontre des "partenaires" des Etats-Unis, la remise en cause de l'indépendance de la Fed, des questionnements sur une intervention en Iran... il a fini par obtenir un affaiblissement du dollar sans baisse de taux.
Le revers de la médaille, c'est que les créanciers des Etats-Unis ne vont pas s'empresser d'acheter des T-Bonds s'ils sont remboursés en dollar dévalué.