Suisse-Statu quo de la BNS, inflation 2019 revue en baisse
information fournie par Reuters 21/03/2019 à 11:49

 (Actualisé avec précisions et commentaires de la BNS)
    ZURICH, 21 mars (Reuters) - La Banque nationale suisse (BNS)
 SNBN.S  a légèrement revu en baisse, jeudi, sa prévision
d'inflation annuelle et annoncé le maintien de sa politique
monétaire ultra-accommodante pour lutter contre la valorisation
élevée du franc suisse.
    La BNS a ramené son anticipation d'inflation 2019 à 0,3%
contre 0,5% précédemment, évoquant l'affaiblissement des
perspectives de croissance et d’inflation à l'étranger, et dans
leur sillage des anticipations d'évolution des taux directeurs
dans les grandes zones monétaires.
    Pour 2020, la banque centrale table désormais sur un taux
d’inflation de 0,6%, contre 1% dans la prévision de décembre, et
pour 2021, elle s'attend à une inflation de 1,2%.
    Dans son communiqué, la BNS confirme sa prévision de
croissance autour de 1,5% de l'économie suisse cette année,
contre 2,5% l'an dernier, évoquant "une dynamique modérément
positive" après une stagnation au second semestre 2018.
    Ce maintien de la croissance 2019 intervient alors que le
gouvernement suisse a encore abaissé sa prévision, à 1,1%, il y
a une semaine, en pointant les effets négatifs du ralentissement
mondial sur les exportations et l'investissement.  
    La BNS a ajouté qu'elle maintenait "le cap expansionniste de
sa politique monétaire" qu'elle mène depuis plus de quatre ans,
évoquant le "niveau élevé" du franc et une situation sur le
marché des changes qui demeure "fragile". 
    La marge de fluctuation du taux Libor à trois mois reste
comprise entre −1,25% et −0,25%, conformément au consensus des
prévisions des 32 économistes interrogés par Reuters, et le taux
d'intérêt appliqué aux avoirs à vue détenus à la BNS à −0,75%. 
    La banque centrale précise donc qu'elle reste prête à
intervenir au besoin sur le marché des changes pour freiner la
hausse du franc, qui a gagné environ 3% par rapport à l'euro
 EURCHF=  au cours de 12 derniers mois.
    "Depuis l’examen de décembre 2018, le franc s’est légèrement
déprécié en valeur pondérée par le commerce extérieur",
dit-elle. "Dans l’ensemble, il s’inscrit toujours à un niveau
élevé et la situation sur le marché des changes demeure
fragile." 

 (John Revill, Juliette Rouillon pour le service français, édité
par Marc Joanny)