Stellantis, le périlleux rendez-vous de la fin du mois pour Antonio Filosa
information fournie par Investir 27/07/2026 à 09:00

Un pick-up Dodge RAM, marque du groupe Stellantis. (Crédit: / Adobe Stock)

La publication, le 13 juillet, des ventes mondiales du groupe au deuxième trimestre a permis à l'action Stellantis de mettre un terme à une série de six semaines de baisse consécutives et de repasser la barre des 5 €. De fait, les chiffres montrent une nette amélioration: d'avril à juin, le constructeur a livré 1,6 million de véhicules, soit 10% de plus que l'an dernier, avec une remontée spectaculaire de 38% en Amérique du Nord. Même si l'évolution a été moins nette en Europe (+ 5%), elle traduit, là aussi, une tendance positive. Sur les autres marchés, Moyen-Orient-Afrique et Amérique du Sud, qui pèsent clairement moins lourd dans les ventes, les livraisons ont décliné.

Inquiétudes sur la note de crédit

Toutefois ces résultats, que le groupe met au crédit du lancement ou du restylage de modèles importants - comme le Ram 1500 ou les Jeep Grand Wagoneer et Grand Cherokee - ou encore de la montée en puissance de la Jeep Cherokee ainsi que des préparatifs programmés en vue des arrêts de production estivaux, n'ont pas totalement convaincu les analystes. Ils estiment que cette progression tient plus à l'augmentation des stocks chez les distributeurs qu'à une reprise des ventes auprès de la clientèle finale. «Aux Etats-Unis, les stocks ont atteint 94 jours d'approvisionnement en juin, contre 68 jours à la même période de l'an dernier, selon les analystes de Citi. Des niveaux de stocks élevés annoncent souvent des remises importantes ou des réductions de production», souligne Bloomberg.

Les abaissements de conseil se sont poursuivis. A l'achat jusqu'à présent, Intesa Sanpaolo est passé à neutre, suivant en cela les dégradations de J.P. Morgan (de surpondérer à neutre) et de HSBC (conserver à réduire). Certains analystes ont aussi pointé le risque d'une dégradation de la note de crédit de BBB - à BB +, c'est-à-dire en catégorie high yield, ce qui pèserait sur le refinancement de la filiale de crédit automobile. D'autres mettent en avant l'absence de décisions fortes en matière de réduction des capacités de production contrairement, par exemple, à ce qu'a annoncé Volkswagen.

La présentation des résultats du deuxième trimestre, le 30 juillet s'annonce donc cruciale pour Antonio Filosa, qui a fêté le mois dernier sa première année à la tête du groupe. Après avoir suscité l'espoir l'automne dernier, plusieurs analystes repassant à l'achat en réaction à la confiance qu'il affichait alors (l'action était repassée au-dessus des 10 €), le nouveau patron n'a pas convaincu du tout à l'occasion de la présentation, en mai, du plan FaSTLAne à horizon 2030.

Nous maintenons notre conseil d'achat spéculatif sur la valeur dans l'attente de la publication de la fin du mois et le réviserons éventuellement à cette occasion. Objectif: 7€.

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