Spiritueux: Brown-Forman rejette l'offre de rachat de Sazerac, 2e prétendant repoussé (presse) information fournie par Boursorama avec AFP 13/05/2026 à 08:13
Le groupe américain Brown-Forman, propriétaire du whisky Jack Daniel's, a rejeté l'offre de rachat d'environ 15 milliards de dollars présentée par son compatriote Sazerac, qui avait tenté de doubler le géant français Pernod Ricard, éconduit depuis, écrit le Wall Street Journal.
Faisant référence à une source proche du dossier non identifiée, le quotidien précise mardi que "des conseillers de Brown-Forman ont informé Sazerac lundi que l'entreprise refusait l'offre à 32 dollars par action, en numéraire, présentée récemment par Sazerac".
Sazerac, qui produit et commercialise plus de 500 marques de spiritueux, est une entreprise familiale non cotée ayant près de 400 ans d'histoire.
Elle dispose de distilleries dans le monde entier, en particulier dans le Kentucky (Etats-Unis), à Cognac (France) ou encore à Goa (Inde).
Pour sa part, Brown-Forman est coté en Bourse mais la majorité des droits de vote est contrôlée par des membres de la famille Brown, a souligné le WSJ.
Le journal avait révélé le 9 avril que Sazerac avait approché Brown-Forman pour une "possible entente". Les deux entreprises n'ont jamais confirmé.
Sollicitées mardi par l'AFP, elles n'ont pas répondu dans l'immédiat.
La proposition de Sazerac était intervenue après que Brown-Forman et Pernod-Ricard avaient confirmé le 26 mars être en discussions en vue d'une fusion.
Mais ils ont annoncé le 28 avril l'échec de leurs négociations, n'étant pas parvenus à s'entendre sur des "conditions acceptables".
"Nous avons l'intention de créer de la valeur sur le long terme pour tous nos partenaires en nous concentrant sur nos priorités stratégiques et opérationnelles", avait alors indiqué le groupe américain.
"Cela passe par le déblocage d'une croissance future en élargissant notre empreinte géographique, en continuant à bâtir des marques qui font écho chez les consommateurs et en renforçant l'efficacité opérationnelle", avait-il poursuivi.
Ces discussions se sont tenues dans un contexte morose pour les boissons alcoolisées à travers le monde.