Sodexo pénalisé par l'Amérique du Nord au premier trimestre
information fournie par Boursorama avec AFP 08/01/2026 à 08:04

( AFP / ERIC PIERMONT )

Le groupe de restauration collective et de services Sodexo a annoncé jeudi une baisse de son activité au premier trimestre de son exercice décalé, pénalisé par des pertes de contrats en Amérique du Nord et la dépréciation du dollar.

Le chiffre d'affaires du groupe s'est effrité de 2,2% à 6,3 milliards d'euros au cours des trois premiers mois (septembre à novembre) de l'exercice 2025-2026, selon un communiqué.

Cette baisse s'explique principalement par un repli marqué de 6,5% en Amérique du Nord, zone qui représente un peu moins de la moitié de ses ventes totales.

Sodexo évoque des pertes de contrats dans la catégorie "Education" et "Entreprises & Administrations" et une base de comparaison élevée pour sa branche événementielle Sodexo Live!.

Et la dépréciation du dollar par rapport à l'euro a également pesé lourdement sur l'évolution de l'activité dans la région.

Signe de la volonté du groupe de redresser la barre, son directeur général Thierry Delaporte, arrivé en novembre dernier, a "pris en direct la supervision de l'Amérique du Nord", selon le communiqué.

En revanche Sodexo a vu ses ventes progresser dans ses deux autres zones géographiques, l'Europe et le reste du monde (grâce à l'Australie, l'Inde, le Brésil et le Chili).

Au total, le groupe maintient inchangées ses prévisions pour 2026: une croissance interne (hors acquisitions et taux de change) de son chiffre d'affaires comprise "entre 1,5% et 2,5%" et une marge d'exploitation "légèrement inférieure à celle de l'exercice" 2024-2025.

"Nous avons un travail important à accomplir pour améliorer notre exécution et renforcer davantage notre modèle opérationnel", a déclaré dans le communiqué le nouveau directeur général.

Il présentera ses "premières analyses" lors des résultats semestriels (attendus le 10 avril) et promet "une évaluation complète et un plan avant la pause estivale".

Lors de la présentation des résultats annuels en octobre, la PDG Sophie Bellon (qui a donc depuis gardé seulement la fonction de présidente) avait évoqué une "année de transition" en 2026, avec davantage d'investissements pour relancer le groupe mais qui pèseront à court terme sur la rentabilité.