BRUXELLES, 8 novembre (Reuters) - La Commission européenne
va mener une enquête approfondie pour déterminer si le projet de
rachat par ArcelorMittal MT.AS de l'aciérie italienne Ilva
provoquera une hausse des prix.
Cette initiative devrait obliger le groupe sidérurgique à
proposer de nouvelles concessions pour répondre aux inquiétudes
de l'exécutif européen an matière antitrust.
ArcelorMittal, leader mondial, a conclu en juin un accord de
1,8 milliard d'euros pour le rachat de la plus grande aciérie
d'Europe par ses capacités de production, située dans les
Pouilles et confrontée à d'importants problèmes de pollution.
La Commission a lancé mercredi une enquête approfondie,
évoquant la crainte que cette concentration ne limite la
concurrence sur certains produits plats en acier au carbone.
"Nous sommes tout à fait confiants que cette deuxième phase
de l'enquête sera bouclée rapidement", a dit à Reuters la
vice-ministre de l'Industrie, Teresa Bellanova, qui suit le
dossier.
ArcelorMittal, basé au Luxembourg, a fait savoir qu'il
travaillerait de façon constructive avec la Commission
européenne pour obtenir son feu vert "dans un délai convenable".
Celle-ci a estimé que les concessions proposées par
ArcelorMittal le mois dernier ne suffisaient pas à dissiper ses
inquiétudes, sans fournir de détails sur ces propositions.
L'Etat italien souhaite préserver les quelque 10.000 emplois
avant les élections législatives prévues d'ici mai 2018.
(Foo Yun Chee et Massimiliano Di Giorgio à Milan, Juliette
Rouillon pour le service français)