Shell va racheter le canadien ARC Resources pour $16,4 milliards
information fournie par Reuters 27/04/2026 à 16:38

(Actualisé avec détails, contexte, cours de Bourse)

Shell SHEL.L a annoncé lundi un accord de rachat d'ARC Resources ARX.TO , société canadienne spécialisée dans l'énergie, via une transaction évaluée à 16,4 milliards de dollars (14 milliards d'euros), qui permettra au géant pétrolier d'augmenter sa production de 370.000 barils équivalent pétrole par jour.

Il s'agit de la plus grosse acquisition de la major anglo-néerlandaise depuis celle de BG en 2016 et intervient après que des analystes financiers, tout comme l'entreprise, sont récemment arrivés à la conclusion que cette dernière avait besoin d'agir pour faire face au vieillissement de ses réserves.

ARC a produit en moyenne un volume record de 374.000 barils équivalent pétrole (bep) en 2025, dont 59% de gaz naturel et 41% de pétrole brut et de liquides, tandis que la production de pétrole et de gaz de Shell s'élevait à 2,8 millions de bep à la fin de l'année 2025.

La production d'ARC, dans la province canadienne de la Colombie britannique, se situe à proximité des gisements canadiens existants de Shell, qui alimentent l'usine de LNG Canada, dans laquelle Shell détient une participation de 40%, aux côtés de Petronas, PetroChina, Mitsubishi Corp et Korea Gas.

Le gaz naturel liquéfié de cette usine parvient aux acheteurs asiatiques plus rapidement que la plupart des autres sources de GNL nord-américaines.

Selon les termes de l'accord, Shell versera aux actionnaires d'ARC 8,20 dollars canadiens en espèces et 0,40247 action Shell pour chaque action ARC.

Shell a souligné que cette transaction, qui lui rajoute deux milliards de barils de réserves, se traduirait par des rendements à deux chiffres et doperait sa génération de trésorerie disponible par action à partir de 2027.

La "durée de vie des réserves" de Shell - c'est-à-dire la durée pendant laquelle ses réserves prouvées peuvent maintenir les niveaux de production actuels - était équivalente à moins de huit ans de production en 2025, contre neuf ans un an plus tôt, soit un creux depuis 2021.

Vers 14h30 GMT, le titre Shell perdait 1,6% à la Bourse de Londres, sous-performant l'indice STOXX 600 des valeurs pétrolières et gazières .SXEP (-0,87%).

(Raechel Thankam Job à Bangalore, version française Benoit Van Overstraeten, édité par Blandine Hénault)