Shell: Le bénéfice double au T2 avec la guerre en Iran
information fournie par Reuters 30/07/2026 à 09:53

Vue générale d'une station-service Shell dans le sud-est de Londres

par Stephanie Kelly et Shadia Nasralla

‌Shell a fait état jeudi d'un doublement de son bénéfice net au deuxième ​trimestre, dépassant les prévisions en raison de la hausse des prix de l'énergie et de la volatilité des marchés dues au conflit au Moyen-Orient.

Son bénéfice net a ​atteint 9,84 milliards de dollars (8,60 milliards d'euros) sur la période, alors que les analystes tablaient sur 8,92 milliards ​de dollars, selon un consensus fourni par ⁠l’entreprise. Le groupe avait enregistré 4,26 milliards de dollars un an plus ‌tôt.

Le groupe a tiré profit des perturbations et de la volatilité des marchés provoquées par la guerre entre les États-Unis, Israël et ​l’Iran.

La hausse des prix ‌du pétrole et du gaz, le renforcement des activités de ⁠négoce de GNL et de pétrole, ainsi que l’amélioration des marges dans le secteur des produits chimiques ont contribué à soutenir les résultats du géant britannique.

BÉNÉFICE LE ⁠PLUS ÉLEVÉ DEPUIS 2022

Shell ‌a enregistré son bénéfice trimestriel le plus élevé et son flux ⁠de trésorerie d’exploitation le plus important, y compris les variations de fonds ‌de roulement, depuis 2022, année de l'invasion russe en Ukraine.

L’entreprise a toutefois ⁠indiqué qu’elle maintiendrait le rythme de son programme de rachat ⁠d’actions à 3 ‌milliards de dollars au cours des trois prochains mois.

Les bénéfices de l’activité gazière intégrée ​de Shell, qui comprend la plus grande ‌table de transactions au monde pour ce combustible, ont largement dépassé les attentes, s’établissant à 2,7 milliards ​de dollars, soit 55% de plus que l’année dernière.

Sa division chimie et produits, qui abrite sa plateforme de négoce de produits pétroliers, a également ⁠dépassé les prévisions avec 2,3 milliards de dollars, contre 118 millions il y a un an.

La dette nette de Shell a baissé à 41,8 milliards de dollars, contre 52,6 milliards à la fin du premier trimestre 2026.

À Londres vers 07h30 GMT, l'action Shell prenait 1,50%.

(Rédigé par Stéphanie Kelly et Shadia Nasralla ; version française Etienne Breban, ​édité par Sophie Louet)