Seuls deux navires ont emprunté le détroit d'Ormuz lundi, un creux de trois mois - données information fournie par Reuters 25/08/2026 à 09:17
Seuls deux navires de transport ont emprunté le détroit d'Ormuz lundi, niveau le plus bas depuis le début du mois de mai et chiffre bien inférieur à la moyenne mobile, sur 10 jours, de 14, selon des données publiées lundi.
Ces chiffres pourraient évoluer, certains navires ayant désactivé leurs transpondeurs lors de leur passage.
Avant le déclenchement de la guerre contre l'Iran par les Etats-Unis et Israël le 28 février, entre 130 et 140 navires traversaient chaque jour le détroit d'Ormuz, par lequel transite en temps normal un cinquième du transport maritime mondial d'hydrocarbures.
En guise de représailles à cette guerre, l'Iran avait très vite fermé de facto cette voie stratégique.
Téhéran a déclaré lundi avoir inscrit 45 pétroliers sur une liste noire pour avoir enfreint ses règles relatives au passage dans le détroit, ce qui ne devrait guère inciter à une reprise dans le passage.
L'Iran a également promis de riposter face au durcissement annoncé des sanctions américaines, visant à lui couper les vivres, tout en se disant convaincu que ses principaux partenaires commerciaux résisteraient à la campagne de pression menée par Washington.
L'administration du président américain Donald Trump a annoncé lundi un renforcement des sanctions secondaires qu'elle entend imposer aux entités et aux pays qui entretiennent des relations commerciales avec l'Iran à travers le monde, tout en se gardant de dévoiler dans les faits de nouvelles pénalités.
La quasi-fermeture du détroit d'Ormuz et l'absence de toute perspective de résolution du conflit entre les Etats-Unis et l'Iran maintiennent le pétrole à un prix élevé, à plus de 90 dollars le baril, ce qui entretient à son tour des pressions inflationnistes à travers le monde.
(Siyi Liu, Version française Benoit Van Overstraeten, édité par Zhifan Liu)