Selon des sources, le Forum économique mondial pourrait nommer Mme Lagarde dès novembre information fournie par Reuters 15/10/2026 à 16:40
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* Le conseil d'administration du FEM pourrait élire une nouvelle présidente dès novembre
* L'élection de Christine Lagarde semble probable
* Cette nomination entraînerait un remaniement au sein de la BCE
(Ajout d'un commentaire du Forum économique mondial, paragraphe 5)
par Dave Graham et Francesco Canepa
Le Forum économique mondial pourrait nommer Christine Lagarde à la présidence dès le mois prochain, ont déclaré à Reuters quatre personnes proches de l’organisation, ce qui signifierait qu’elle quitterait prématurément ses fonctions de présidente de la Banque centrale européenne (BCE) et entraînerait un remaniement plus large à la tête de la BCE.
Le mandat de Mme Lagarde à la BCE doit prendre fin en octobre 2027. Un départ anticipé donnerait aux dirigeants de l’Union européenne l’occasion de choisir un nouveau président de la BCE avant l’élection présidentielle française du printemps, que les sondages laissent entrevoir une victoire de l’extrême droite, et pourrait ouvrir la voie à un accord concernant deux autres postes clés au sein de la BCE.
Le conseil d’administration du Forum économique mondial (FEM), dont fait partie Mme Lagarde elle-même, devait se réunir le 2 novembre et pourrait l’élire à sa présidence, ont indiqué ces sources proches de l’organisation, qui se sont exprimées sous couvert d’anonymat en raison du caractère sensible de la question.
Aucune décision définitive n’a encore été prise, ont-elles précisé.
Un porte-parole du FEM a déclaré que le forum ne pouvait pas confirmer la date de la prochaine réunion plénière du Conseil d’administration, mais que l’objectif était d’en tenir une avant la fin de l’année.
Deux de ces sources ont indiqué que le conseil pourrait également fixer une date de vote qui permettrait à Christine Lagarde d’apparaître en tant que présidente désignée lors de la réunion annuelle du FEM, qui se tiendra en janvier à Davos, où des dirigeants politiques et économiques se réunissent pour discuter des enjeux économiques et financiers mondiaux.
Elles ont toutefois précisé que l’élection de Mme Lagarde n’était pas acquise, tout en soulignant que l’ancienne ministre française des Finances, âgée de 70 ans, bénéficiait d’un large soutien au sein du conseil d’administration, qui compte 27 membres selon son site web.
La BCE n’a pas souhaité faire de commentaire.
TROUVER UN SUCCESSEUR AVANT LES ÉLECTIONS PRÉSIDENTIELLES FRANÇAISES
Quel que soit le calendrier retenu, cela laisserait suffisamment de temps à un nouveau président de la BCE pour franchir tous les obstacles formels liés aux nominations au sein de l’UE bien avant la fin du mandat du président français Emmanuel Macron en mai.
La volonté de Christine Lagarde de donner à Emmanuel Macron son mot à dire sur le choix de son successeur a été l’un des facteurs qui ont influencé le calendrier, a indiqué une cinquième source. Les milieux politiques européens craignent en effet que les négociations sur la succession de Christine Lagarde ne deviennent plus difficiles si la dirigeante d’extrême droite Marine Le Pen venait à remporter la présidentielle française.
Basé à Genève, le conseil d'administration du Forum économique mondial est actuellement coprésidé par Larry Fink, directeur général de BlackRock, et André Hoffmann, vice-président de Roche, qui ont pris leurs fonctions après le départ du fondateur Klaus Schwab l'année dernière.
Le conseil d’administration compte également des personnalités du secteur public, telles que la directrice générale du Fonds monétaire international, Kristalina Georgieva, et la reine Rania de Jordanie, ainsi que des chefs d’entreprise de premier plan, comme Marc Benioff, de Salesforce, et Jim Hagemann Snabe, de Siemens.
Mme Lagarde, qui participe cette semaine à Bangkok aux réunions annuelles du FMI et de la Banque mondiale , a déclaré qu’elle resterait à la BCE jusqu’à l’année prochaine, mais s’est abstenue de s’engager à rester jusqu’à la fin officielle de son mandat en octobre.
Son départ créerait un deuxième poste vacant au sein du directoire de la BCE, composé de six membres, après la démission d’Isabel Schnabel le mois dernier. L’économiste en chef Philip Lane doit quant à lui quitter ses fonctions en mai.
Selon des responsables de l’UE, ces trois nominations pourraient faire l’objet d’un accord global entre les États membres.
Les anciens gouverneurs des banques centrales des Pays-Bas et de l'Espagne, Klaas Knot et Pablo Hernandez de Cos, sont considérés comme les favoris pour la présidence, tandis que la France viserait, selon certaines sources, le poste d'économiste en chef.
L'Allemagne prévoit de présenter un candidat pour remplacer Mme Schnabel, qui dirige les opérations de marché de la BCE, ont indiqué ces sources.