Satellites de communication: Orange signe un partenariat avec SatCo information fournie par Boursorama avec AFP 02/03/2026 à 08:07
Le groupe de télécommunications Orange a annoncé lundi dans un communiqué un partenariat avec Satellite Connect Europe (SatCo), co-entreprise de l'Américaine AST SpaceMobile, pour tester un service de télécommunications directes par satellite en Roumanie.
Avec ce "protocole d'accord", annoncé à l'occasion du Salon international du mobile (MWC) de Barcelone, "Orange vise à compléter la couverture de son réseau terrestre, y compris dans les zones les plus reculées, et renforcer la résilience de ses services", a détaillé le groupe.
Il s'agit du troisième partenariat du groupe dans le domaine des télécommunications directes par satellites, aussi appelées en anglais "direct-to-device".
Depuis décembre, Orange propose un service de SMS satellitaire à l'ensemble de ses abonnés, via un partenariat avec l'entreprise américaine Skylo. Plus récemment, sa co-entreprise espagnole MasOrange a annoncé tester un service similaire avec Starlink, marque de l'entreprise SpaceX et de son patron Elon Musk.
Avec SatCo et AST SpaceMobile, Orange espère aller plus loin en testant au second semestre 2026 des SMS, des appels et de la connexion internet via satellite. Aucune commercialisation n'a été annoncée à ce stade.
"L'enjeu, c'est d'abord de pouvoir avoir le meilleur service pour nos clients", a indiqué Michaël Trabbia, directeur général de la branche Orange Wholesale, lors d'une présentation devant la presse.
"Nous sommes très vigilants aux enjeux de maîtrise technologique, aux enjeux des risques et des règles européennes", a poursuivi le dirigeant.
La co-entreprise SatCo, formée en décembre par l'américain AST SpaceMobile et l'opérateur britannique Vodafone, a son siège social basé au Luxembourg, et son principal centre opérationnel en Allemagne.
Pour cette technologie, Orange souhaite mettre en place des "mesures spécifiques pour répondre aux exigences de sécurité européennes", afin que les satellites ne puissent pas être contrôlés depuis l'étranger lorsqu'ils survolent l'espace européen.
"L'un des enjeux pour nous est d'éviter que le service puisse être coupé ou puisse être contrôlé par des acteurs extra-européens ou dans le cadre de législations extraterritoriales", a précisé Michaël Trabbia.