Safran, toujours sur son nuage information fournie par Investir 05/05/2026 à 09:00
Des opérations de maintenance plus nombreuses pour le moteur Leap et plus riches en contenu qu'attendu pour le moteur CFM56, une augmentation des passages en atelier… La demande reste très forte pour les moteurs de Safran et leur entretien. Le premier trimestre s'est déroulé mieux que prévu pour le groupe, qui se montre confiant quant à sa capacité à atteindre le haut de ses objectifs annuels.
Le chiffre d'affaires ajusté, de 8,6 milliards d'euros, a progressé de 18,8 % sur les trois premiers mois de l'année et de 23 % en organique (l'effet devise est négatif de 8,5 %!). Une bonne performance soutenue par toutes les divisions: + 9,2 % en organique dans le pôle Intérieurs d'avion, + 13,5 % dans celui des Equipements et défense, et, surtout, + 33,1 % dans la branche Propulsion. Au sein de cette dernière, les activités d'après-vente ont, elles, progressé de 32,1 %, et les activités de première monte (livraisons de Leap aux avionneurs), de 35 %. «Nous avons d'ailleurs été agréablement surpris au premier trimestre par le nombre élevé de visites en atelier [des moteurs], avec un contenu de services plus large, bien plus important que ce que nous avions prévu», a expliqué le directeur général, Olivier Andriès, aux analystes financiers, et d'ajouter: «C'est pourquoi, à l'heure actuelle, nous sommes en avance sur notre trajectoire pour le premier trimestre et nous prévoyons de le rester jusqu'à la fin du premier semestre. C'est ce qui nous rend très confiants quant à notre capacité à atteindre la fourchette haute de notre objectif.»
Pas de retrait massif de vieux avions
Une confiance interrogée par les investisseurs alors que le partenaire de Safran pour les moteurs CFM56 et Leap, GE Aerospace, s'était montré prudent, du fait des possibles effets de la hausse des prix du kérosène, en lien avec le conflit iranien, sur le trafic aérien et le retrait des avions les plus vieux (équipés de CFM56) des flottes dans les prochains mois. «Depuis trois ou quatre ans, la plupart des compagnies aériennes se plaignent surtout d'un manque de capacités. Et personne n'envisage, pour l'instant, d'accélérer le rythme des retraits d'appareils», a estimé le directeur général. Et le directeur financier, Pascal Bantegnie, de souligner: «Nous avons toujours veillé à intégrer une marge de sécurité suffisante pour faire face à certains risques. Nous n'avons pas non plus pris en compte certaines opportunités. Nous bénéficions d'une bonne visibilité et, franchement, nous croyons fermement à la pérennité du profil de croissance des bénéfices de la société. Maintenant, nous n'avons pas de boule de cristal pour prédire l'évolution du conflit au Moyen-Orient. Nous en discuterons fin juillet, lorsque nous pourrons vous fournir les chiffres de la fin du premier semestre, mais pour l'instant, tout va bien.»
Le groupe se montre confiant quant à ses perspectives et ses positions solides font du récent recul du titre une opportunité d'achat. Objectif: 400 €.
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