Rolls-Royce pénalisé par les coûts du moteur Trent 1000
information fournie par Reuters 06/08/2019 à 12:53

    LONDRES, 6 août (Reuters) - Le groupe britannique
Rolls-Royce  RR.L  a relevé mardi ses prévisions de coûts liés à
son moteur Trent 1000, tout en faisant état de perturbations
persistantes pour ses clients, ce qui pèse sur le cours de
l'action en Bourse de Londres.
    Le titre perdait 2,16% à 797,4 pence vers 10h35 GMT,
accusant l'une des plus fortes baisses du Stoxx 600  .STOXX ,
lui-même en hausse de 0,65%.
    "Les coûts supplémentaires liés aux moteurs Trent 1000, qui
ont déjà entraîné des charges de plusieurs centaines de millions
de livres, seront loin d'être appréciés, d'autant que le groupe
a également annoncé des coûts d'environ 59 millions de livres
liés au Trent 900", relève le courtier Hargreaves Lansdown dans
une note.
    Les coûts de mise en service des Trent 1000 devraient
augmenter de 100 millions de livres au cours des trois
prochaines années.
    L'équipementier estimé toutefois avoir bien progressé dans
la résolution des problèmes liés à ce type de moteur.       
     Rolls-Royce a dit tabler sur une nette amélioration de sa
génération de trésorerie au second semestre grâce à ses
divisions Systèmes électriques et Aérospatiale civile, après
avoir annoncé un recul de sa trésorerie de 429 millions de
livres (466 millions de livres) sur la période janvier-juin.
    L'entreprise, qui se restructure sous la houlette de son
directeur général Warren East, s'est dit en passe d'atteindre
son objectif d'un flux de trésorerie disponible de 700 millions
de livres, à plus ou moins 100 millions, pour 2019. Elle
anticipe un cash flow disponible d'au moins un milliard de
livres en 2020.
    Le groupe a précisé avoir livré 257 gros moteurs
aérospatiaux civils au premier semestre, ajoutant être parvenu à
réduire significativement les pertes de sa division de gros
moteurs. Ces dernières ont été réduites de 200.000 livres, à 1,3
million de livres.
    Le chiffre d'affaires a augmenté de 7% à 7,35 milliards de
livres au premier semestre et le bénéfice d'exploitation de 32%
à 203 millions de livres.

 (Paul Sandle
Catherine Mallebay-Vacqueur pour le service français, édité par
Bertrand Boucey)