Robeco identifie un "alignement des planètes" sur les marchés émergents
information fournie par Zonebourse 17/02/2026 à 16:48

Le géant néerlandais de la gestion met en avant un contexte à la fois conjoncturel et structurel favorable, avec un dollar attendu faible, des valorisations encore décotées et une forte dispersion entre pays qui plaide pour une gestion active.

Robeco annonce renforcer sa conviction sur les actifs émergents, jugés parmi ses classes d'actifs favorites, car susceptibles de générer le plus de performance au cours des prochaines années.

"Action et dette émergentes ont particulièrement bien performé l'an dernier et cela devrait continuer cette année", souligne ainsi Walid Aliane, responsable clientèle institutionnelle chez Robeco.

Jan de Bruijn, Client Portfolio Manager Actions Émergentes, abonde en ce sens, énumérant les divers facteurs qui ont porté la performance l'an dernier : dollar faible, bénéfices en hausse, valorisations attractives et positionnement des investisseurs encore sous-pondéré.

Pour les investisseurs, les points critiques identifiés par Robeco sont les suivants :

- Décote de valorisation injustifiée : malgré une croissance des bénéfices attendue supérieure à celle des marchés développés pour la troisième année consécutive, les actions émergentes affichent une décote de 35%.

- Solidité budgétaire : contrairement aux crises passées, les pays émergents présentent aujourd'hui des bilans financiers plus sains que ceux des pays du G7, avec des taux d'endettement sur Produit Intérieur Brut (PIB) nettement inférieurs.

- Domination technologique : Robeco rappelle qu'il n'y a "pas d'Intelligence Artificielle (IA) sans émergents", évoquant par exemple la mainmise de Taïwan et de la Corée du Sud sur la production mondiale de puces logiques et de mémoire à haute bande passante.

- Dette en monnaie locale : le compartiment de la dette émergente est jugé en période "Boucles d'or", bénéficiant d'un dollar affaibli et de banques centrales ayant anticipé le cycle de baisse des taux.

Jan de Bruijn estime ainsi que l'univers des émergents "n'est plus un pari bêta mais une histoire d'alpha". Il insiste toutefois sur l'hétérogénéité des performances entre pays, qui rend l'allocation géographique déterminante et favorise la gestion active.

Dans ce contexte, Robeco est notamment positionné sur le géant taïwanais des puces, TSMC, mais aussi sur SK Square (Corée), Samsung Electronics (Corée), Naspers (Afrique du Sud), Alibaba (Chine), Itau Unibanco (Brésil), Contemporary Amperex Technology (Chine), Hana Financial (Corée), Grupo Financiereo Banorte SAB (Mexique) ou encore Kia (Corée).

Enfin, Meena Santhosh, Client Portfolio Manager Dette Émergente, a présenté la dette émergente comme le "socle" du couple émergent pointant notamment les rendements attractifs, une volatilité plus faible que les actions et son rôle de diversification.

Elle met en avant une dynamique jugée favorable pour la dette en monnaie locale, soutenue non seulement par le dollar, mais aussi par le portage, des fondamentaux en amélioration (réserves de change, dette/PIB plus faible que dans les pays développés) et un cycle de désinflation ouvrant la voie à des baisses de taux dans plusieurs pays.

Robeco souligne enfin un univers d'investissement élargi et un positionnement institutionnel encore faible, malgré des flux entrants récents.