SYDNEY, 16 janvier (Reuters) - Le géant minier Rio Tinto
RIO.AXRIO.L a dit mardi que sa production de minerai de fer
pourrait augmenter jusqu'à 10 millions de tonnes en 2018, soit
l'équivalent de 780 millions de dollars (636 millions d'euros)
au cours actuel, après une hausse de 1% l'année dernière.
La légère augmentation de la production en 2017 à 330,1
millions de tonnes est intervenue dans un contexte de hausse de
20% des cours sur l'année grâce à une demande soutenue des
sidérurgistes chinois.
Rio Tinto doit publier ses résultats annuels le 7 février et
les analystes s'attendent en moyenne à un bénéfice de 8,5
milliards de dollars, en hausse de 85%.
La tonne de minerai de fer se négociait à 78,05 dollars le
12 janvier, selon les données de Metal Bulletin .IO62-CNO=MB ,
mais les incertitudes sur la demande chinoise se traduisent par
des anticipations de baisse des prix cette année.
"L'activité a enregistré de bonnes performances au quatrième
trimestre et nous avons terminé l'année en conformité avec nos
prévisions dans tous nos principaux produits", a déclaré
Jean-Sébastien Jacques, le directeur général du groupe, dans un
communiqué.
Les livraisons de minerai de fer ont atteint 90 millions de
tonnes au quatrième trimestre, en hausse de 3% par rapport à la
même période de 2016 et de 5% par rapport au trimestre
précédent.
Rio Tinto a confirmé son objectif d'une production de
225.000 à 265.000 tonnes de cuivre raffiné en 2018. Celle
d'aluminium devrait atteindre 3,5 à 3,7 millions de tonnes.
En 2017, la production d'aluminium a reculé de 1%. Celle de
cuivre a baissé de 9% du fait d'une grève de 43 jours qui a
affecté la mine de Rio à Escondida au Chili au premier trimestre
et d'une baisse de 22% de la mine à ciel ouvert d'Oyu Tolgoi en
Mongolie, avec la raréfaction du minerai à haute teneur.
Le recul de la production de cuivre devrait être plus que
compensé par un effet prix avec une hausse des cours de 25%
l'année dernière, a dit Peter O'Connor, analyste chez Shaw and
Partners.
Turquoise Hill Resources TRQ.TO , contrôlé à 66% par Rio
Tinto, a indiqué dans un communiqué séparé que la Mongolie lui
réclamait 155 millions de dollars d'arriérés d'impôts, ce
qu'elle conteste.
(James Regan, Marc Joanny pour le servioce français, édité par
Véronique Tison)