MILAN/PARIS, 24 mai (Reuters) - Richemont CFR.S est entré
en négociations exclusives pour racheter au fonds Clessidra sa
participation de contrôle dans le joaillier italien Buccellati,
ont déclaré mardi deux sources proches du dossier, confirmant
des informations de la presse italienne.
Clessidra avait acquis 67% du capital de la société
milanaise en 2013 auprès de la famille Buccellati.
Connu pour ses bijoux en or aux motifs de dentelle,
Buccellati a réalisé un chiffre d'affaires de 41 millions
d'euros en 2015.
La société fondée en 1919 par Mario Buccellati, a connu un
important développement international sous la direction de son
fils Gianmaria, dans les années 60, avec des ouvertures de
boutiques à Paris, place Vendôme, Hong Kong, Tokyo et Monaco.
Interrogé, Richemont s'est refusé à tout commentaire.
Selon le quotidien Il Sole 24 Ore, Clessidra a préféré
Richemont à plusieurs candidats asiatiques.
Ces négociations interviennent alors que le groupe suisse,
propriétaire de Cartier ou Van Cleef & Arpels, traverse une
période difficile, plombé par la chute de ses ventes de montres
à Hong Kong et en Europe.
Ses ventes de joaillerie, qui comptent pour plus du tiers de
son chiffre d'affaires et qui avaient bien résisté aux remous
qui agitent le secteur du luxe, ont elles aussi ralenti.
La joaillerie italienne n'en finit pas de susciter la
convoitise.
Bulgari a été racheté par LVMH LVMH.PA en 2011 pour 3,7
milliards d'euros, tandis que Pomellato tombait deux ans plus
tard dans l'escarcelle de Kering PRTP.PA .
(Massimo Gaia et Astrid Wendlandt, Wilfrid Exbrayat pour le
service français, édité par Pascale Denis)