Rheinmetall: croissance au 1T moins robuste qu'attendue mais objectifs maintenus
information fournie par Boursorama avec AFP 07/05/2026 à 08:20

Le premier groupe d'armement allemand Rheinmetall a enregistré une croissance au premier trimestre nettement en dessous de ses objectifs annuels, mais a confirmé ces derniers et promet une accélération dans les mois à venir.

( AFP / RONNY HARTMANN )

De janvier à mars, le résultat opérationnel du fabricant de munitions, d'artillerie et de véhicules militaires a progressé de 17% sur un an, à 224 millions d'euros selon un communiqué, tandis que les analystes sondés par Factset s'attendaient à 288 millions d'euros.

Le groupe basé à Düsseldorf (ouest) a aussi enregistré une croissance de son chiffre d'affaires de 8%, à 1,94 milliard d'euros. Mais les analystes tablaient cette fois sur 2,2 milliards d'euros.

Dans le détail, les ventes dans les branches principales - armes et munitions d'une part, véhicules d'autre part - ont faiblement progressé, tandis que les systèmes numériques et de défense aérienne ont été plus dynamiques.

"Une nette accélération de la croissance [des ventes] est attendue au deuxième trimestre", selon Rheinmetall, qui pointe que le premier trimestre 2025 (la base de comparaison) avait été particulièrement solide grâce à des "effets d'anticipation".

Car en 2026, le groupe table sur une croissance annuelle de ses ventes comprise entre 40 et 45%, ainsi que la hausse de sa marge opérationnelle de 18,5% à 19%.

"Globalement, nous sommes sur la bonne voie pour atteindre nos objectifs annuels ambitieux", a promis Armin Papperger, président du directoire de Rheinmetall.

Par ailleurs, les prises de commandes se sont établies à 4,9 milliards d'euros au premier trimestre, soit 55% de moins que le niveau "exceptionnel" atteint au premier trimestre 2025.

"Nous tablons sur des commandes de grande ampleur dans le domaine naval et dans les véhicules" au deuxième trimestre, a ajouté M. Papperger.

En plein essor depuis le début de la guerre en Ukraine, Rheinmetall tire parti de la forte hausse des budgets de défense en Europe face à la menace russe et de l'instabilité mondiale croissante.

En 2026, le groupe entend par ailleurs élargir ses activités dans le domaine naval et spatial.