Résultats d'entreprises : une saison exceptionnelle à Wall Street, l'Europe avance en ordre dispersé
information fournie par Zonebourse 13/08/2026 à 20:59

En attendant les résultats de Nvidia (26 août) et de Broadcom (2 septembre), qui permettront notamment de jauger la vigueur persistante des investissements dans les infrastructures d'intelligence artificielle, la saison du deuxième trimestre fait apparaître une performance nettement supérieure aux standards historiques aux Etats-Unis, tandis que le bilan européen demeure plus proche des tendances habituelles malgré une progression solide.

Outre-Atlantique, 88% des sociétés du S&P 500 ont publié et 86% d'entre elles ont dépassé les attentes de bénéfice par action (contre 76% en moyenne sur dix ans), soit la meilleure proportion depuis 2021. Côté revenus, 76% ont surpris positivement (contre 68%). La croissance bénéficiaire atteint 50,4%, contre 23,1% anticipés fin juin, mais ce chiffre est fortement gonflé par les gains comptables exceptionnels d'Alphabet et d'Amazon, notamment liés à la revalorisation de participations financières. Hors ces deux géants, la progression des profits reste toutefois élevée à 32%. Les revenus augmentent parallèlement de 15%, leur rythme le plus soutenu depuis 2021, avec une croissance d'au moins 5% dans les onze secteurs et une croissance à deux chiffres pour cinq d'entre eux.

En Europe, où 74% des composantes du Stoxx 600 ont publié, les bénéfices agrégés progressent de 19,1%, et de 11,5% à 12% hors énergie. Les revenus avancent pour leur part de 7,8%, leur meilleure performance depuis 2022 et leur première hausse franche après quatre trimestres de contraction. Cette amélioration s'accompagne d'un nouveau sommet cyclique des marges bénéficiaires, désormais supérieures à 12%.

La progression européenne masque néanmoins d'importants écarts sectoriels, puisque l'énergie affiche une envolée de 116% de ses bénéfices pour 36% de croissance des ventes, devant l'immobilier ( 54%/ 26%), la technologie ( 16%/ 14%) et l'industrie ( 16%/ 9%). A l'inverse, la consommation discrétionnaire recule sur les deux fronts (-25%/-1%), ce qui souligne le caractère encore inégal de l'amélioration par rapport à la dynamique plus largement répartie observée aux Etats-Unis.