Repli en vue des marchés américains, l'ultimatum de Trump sur l'Iran expire ce soir information fournie par Zonebourse 07/04/2026 à 14:48
Les Bourses américaines devraient reculer à l'ouverture de la séance ce mardi dans un contexte géopolitique toujours aussi pesant. Au 39ème jour du conflit au Moyen-Orient, Donald Trump s'est dit prêt à détruire l'Iran "entier en une seule nuit" si Téhéran ne rouvrait pas le détroit d'Ormuz, à la fin de son l'ultimatum fixé ce mardi à 20h (soit mercredi à 2h du matin heure française). Avant les premiers échanges, les futures sur le S&P et ceux du Nasdaq perdent respectivement 0,35% et 0,44%.
D'après le président américain, les Etats-Unis peuvent détruire "en quatre heures" les ponts et centrales électriques en Iran. Les Iraniens sont "prêts à souffrir pour avoir la liberté", a-t-il déclaré hier en conférence de presse.
Teheran a répondu aux nouvelles menaces de Trump. "La rhétorique grossière et arrogante du président Trump n'a pas d'effet sur la poursuite de l'offensive et les opérations écrasantes" de l'armée iranienne, a rétorqué un responsable de la République islamique. Le porte-parole de l'armée iranienne a promis que son pays continuerait à se battre "aussi longtemps que les responsables politiques le jugeront opportun".
En outre, les Gardiens de la Révolution (l'armée idéologique iranienne) menacent de saboter les ressources énergétiques régionales. Ils affirment pouvoir priver les Etats-Unis et ses partenaires de pétrole et de gaz pendant plusieurs années en ciblant des infrastructures stratégiques.
Vote sur le détroit d'Ormuz
Par ailleurs, le Conseil de sécurité de l'ONU votera ce mardi sur un projet de résolution édulcoré relatif à la libre circulation dans le détroit d'Ormuz (notamment pour l'approvisionnement mondial en pétrole), faute d'accord sur l'usage de la force réclamé par les pays du Golfe. Ce vote crucial, à l'issue toujours incertaine sur un texte affaibli pour tenter d'éviter un rejet, est prévu à 17h, heure française, soit quelques heures avant l'expiration de l'ultimatum de Trump.
Il y a quinze jours, Bahreïn - soutenu par Washington et les monarchies du Golfe - a initié des pourparlers pour autoriser l'usage de la force en vue de lever le blocus du détroit d'Ormuz. L'ambassadeur Jamal Alrowaiei a justifié cette ligne dure par la nécessité de stopper le " terrorisme économique ". Toutefois, cette option militaire s'est heurtée à l'opposition catégorique de la France, la Russie et la Chine, forçant le texte à être considérablement revu à la baisse.
Ce projet de résolution " encourage fortement " les Etats à coordonner leurs moyens navals pour assurer la sécurité de la navigation. Le texte exige que l'Iran cesse immédiatement toute entrave au passage des navires commerciaux et toute attaque contre les infrastructures civiles (comme les usines de dessalement d'eau).
Le texte a été modifié pour autoriser uniquement des " mesures défensives appropriées ". En d'autres termes, les navires de guerre étrangers peuvent escorter des pétroliers et riposter s'ils sont attaqués. Or, ils n'ont pas de mandat légal pour lancer une offensive préemptive pour "libérer" le détroit par la force.
Concernant les affrontements, Israël a revendiqué des frappes sur le plus grand complexe pétrochimique dans le sud de l'Iran, "une cible clé qui assure environ la moitié de la production pétrochimique du pays". Téhéran affirme que la situation est maitrisée mais que le bilan des dommages reste à évaluer.
Dans de contexte, les cours du pétrole continuent de progresser. Le Brent gagne 1,16% à 110,26 dollars. Le WTI avance de 1,70% à 114,53 USD.
Côté valeurs, Alloy Therapeutics a fait part d'un accord de collaboration et de licence avec Biogen pour l'utilisation de la plateforme AntiClastic ASO novatrice et propriétaire d'Alloy, afin de faire progresser des thérapies antisens contre de multiples cibles non divulguées.
Le groupe parapétrolier américain Baker Hughes annonce avoir obtenu une commande auprès de San Matias Pipeline pour fournir trois unités de compression de gaz dans le cadre d'un important projet de gazoduc en Argentine.
Côté statistiques, les investisseurs attendent vendredi à 14h30 la publication des chiffres de l'inflation américaine du mois de mars. Les analystes anticipent une inflation à 3.3%, ce qui serait le plus haut niveau depuis deux ans.
D'après le président américain, les Etats-Unis peuvent détruire "en quatre heures" les ponts et centrales électriques en Iran. Les Iraniens sont "prêts à souffrir pour avoir la liberté", a-t-il déclaré hier en conférence de presse.
Teheran a répondu aux nouvelles menaces de Trump. "La rhétorique grossière et arrogante du président Trump n'a pas d'effet sur la poursuite de l'offensive et les opérations écrasantes" de l'armée iranienne, a rétorqué un responsable de la République islamique. Le porte-parole de l'armée iranienne a promis que son pays continuerait à se battre "aussi longtemps que les responsables politiques le jugeront opportun".
En outre, les Gardiens de la Révolution (l'armée idéologique iranienne) menacent de saboter les ressources énergétiques régionales. Ils affirment pouvoir priver les Etats-Unis et ses partenaires de pétrole et de gaz pendant plusieurs années en ciblant des infrastructures stratégiques.
Vote sur le détroit d'Ormuz
Par ailleurs, le Conseil de sécurité de l'ONU votera ce mardi sur un projet de résolution édulcoré relatif à la libre circulation dans le détroit d'Ormuz (notamment pour l'approvisionnement mondial en pétrole), faute d'accord sur l'usage de la force réclamé par les pays du Golfe. Ce vote crucial, à l'issue toujours incertaine sur un texte affaibli pour tenter d'éviter un rejet, est prévu à 17h, heure française, soit quelques heures avant l'expiration de l'ultimatum de Trump.
Il y a quinze jours, Bahreïn - soutenu par Washington et les monarchies du Golfe - a initié des pourparlers pour autoriser l'usage de la force en vue de lever le blocus du détroit d'Ormuz. L'ambassadeur Jamal Alrowaiei a justifié cette ligne dure par la nécessité de stopper le " terrorisme économique ". Toutefois, cette option militaire s'est heurtée à l'opposition catégorique de la France, la Russie et la Chine, forçant le texte à être considérablement revu à la baisse.
Ce projet de résolution " encourage fortement " les Etats à coordonner leurs moyens navals pour assurer la sécurité de la navigation. Le texte exige que l'Iran cesse immédiatement toute entrave au passage des navires commerciaux et toute attaque contre les infrastructures civiles (comme les usines de dessalement d'eau).
Le texte a été modifié pour autoriser uniquement des " mesures défensives appropriées ". En d'autres termes, les navires de guerre étrangers peuvent escorter des pétroliers et riposter s'ils sont attaqués. Or, ils n'ont pas de mandat légal pour lancer une offensive préemptive pour "libérer" le détroit par la force.
Concernant les affrontements, Israël a revendiqué des frappes sur le plus grand complexe pétrochimique dans le sud de l'Iran, "une cible clé qui assure environ la moitié de la production pétrochimique du pays". Téhéran affirme que la situation est maitrisée mais que le bilan des dommages reste à évaluer.
Dans de contexte, les cours du pétrole continuent de progresser. Le Brent gagne 1,16% à 110,26 dollars. Le WTI avance de 1,70% à 114,53 USD.
Côté valeurs, Alloy Therapeutics a fait part d'un accord de collaboration et de licence avec Biogen pour l'utilisation de la plateforme AntiClastic ASO novatrice et propriétaire d'Alloy, afin de faire progresser des thérapies antisens contre de multiples cibles non divulguées.
Le groupe parapétrolier américain Baker Hughes annonce avoir obtenu une commande auprès de San Matias Pipeline pour fournir trois unités de compression de gaz dans le cadre d'un important projet de gazoduc en Argentine.
Côté statistiques, les investisseurs attendent vendredi à 14h30 la publication des chiffres de l'inflation américaine du mois de mars. Les analystes anticipent une inflation à 3.3%, ce qui serait le plus haut niveau depuis deux ans.