Repli des actions, remontée du pétrole, la prudence sur l'Iran fait son retour information fournie par Zonebourse 26/03/2026 à 08:38
Après être parvenues à aligner trois séances dans le vert, les Bourses européennes devraient repartir en baisse jeudi matin, les dernières nouvelles de la guerre au Moyen-Orient incitant les investisseurs la prudence alors que l'optimisme suscité la veille par l'annonce de progrès dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran semble avoir fait long feu. Les contrats à terme sur les principaux indices du Vieux Continent signalent à ce stade une ouverture en repli de 0,7% pour le CAC 40, de 0,9% pour le DAX allemand et de 0,8% pour l'Euro STOXX 50.
Portés par des espoirs entourant la présentation d'un plan de paix en 15 points qui aurait été transmis par l'administration Trump à la République islamique par l'intermédiaire de négociateurs pakistanais, les marchés d'actions européens avaient réussi hier à enchaîner une troisième progression consécutive, une performance inédite depuis la toute fin du mois de février, juste avant le début des hostilités.
Bien que le président américain assure que des discussions ont bel et bien lieu avec l'Iran, Téhéran affirme de son côté ne pas avoir "l'intention de négocier", ce qui fait craindre une prolongation du conflit avec à clé un impact économique et financier durable.
"L'Iran a toutes les raisons d'éviter de paraître coopératif publiquement, car la pression sur le pétrole et les marchés financiers fait partie de son levier de négociation", rappelle Charu Chanana, la responsable de la stratégie d'investissement chez Saxo.
Sur le terrain, l'armée israélienne dit avoir mené des frappes à grande échelle sur le sol iranien, assurant répondre à des attaques conduites sur le centre du pays.
Des risques persistants sur le front de l'énergie
Dans ce contexte, les craintes liées à l'impact d'une guerre prolongée s'accompagnant de vives tensions sur le marché de l'énergie, susceptibles de peser à leur tour sur l'inflation tout en freinant l'activité économique, semblent limiter la possibilité de tout retour durable de l'appétit pour le risque.
En parallèle, la perspective de voir la BCE comme la Réserve fédérale devoir procéder à des hausses de taux afin de contenir les tensions inflationnistes n'est évidemment pas de nature à inciter les investisseurs à repartir à l'achat.
Dans une note publiée hier, les analystes de BofA prévenaient que les prix du pétrole étaient d'ores et déjà entrés dans une zone charnière qui pourrait pousser la Fed à adopter une politique monétaire plus restrictive.
Alors que les derniers jours avaient été dominés par l'espoir d'une issue négociée au conflit, l'absence de signe de percée dans les négociations entre les belligérants après quasiment un mois de conflit soutient le marché pétrolier, qui reprend tranquillement sa pente ascendante.
Le Brent gagne 2,2% non loin de 104,5 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) s'adjuge plus de 2,1% à près de 92,3 dollars.
Wall Street rattrapée elle aussi par l'impasse diplomatique
La prudence manifestée par Téhéran face aux signaux envoyés par les Etats-Unis se répercute sur Wall Street.
Si la séance de mercredi s'est soldée par une progression de plus de 0,6% pour le Dow Jones, de 0,5% pour le S&P 500 et de 0,7% pour le Nasdaq, les contrats à terme sur les principaux indices new-yorkais laissent pour l'instant entrevoir un recul de l'ordre de 0,3% à 0,4% jeudi à l'ouverture.
A la Bourse de Tokyo, l'indice Nikkei limitait son repli à moins de 0,3% aujourd'hui mais la tendance est nettement moins bien orientée en Chine, où le CSI 300 lâchait 1,3% en fin de séance.
Ce regain d'aversion au risque favorise sans surprise un léger repli des rendements des bons du Trésor américain après leur hausse marquée des dernières semaines alimentée entre autres par les changements d'anticipations concernant les intentions en matière de politique monétaire pour les prochains mois.
Celui des Treasuries à dix baisse perd plus de six de base sous 4,33%.
Le marché obligataire européen suit le mouvement: le dix ans allemand revient vers 3,95% et les OAT françaises effacent 8,5 points à 3,64%.
L'évanouissement de l'appétit pour le risque désavantage l'euro, qui reperd encore du terrain face au dollar pour enfoncer le seuil de 1,16, autour de 1,1560.
Si le sentiment de marché reste principalement influencé par la situation géopolitique, les investisseurs surveilleront attentivement les chiffres des inscriptions aux allocations chômage aux Etats-Unis, attendues à l'heure du déjeuner.
Portés par des espoirs entourant la présentation d'un plan de paix en 15 points qui aurait été transmis par l'administration Trump à la République islamique par l'intermédiaire de négociateurs pakistanais, les marchés d'actions européens avaient réussi hier à enchaîner une troisième progression consécutive, une performance inédite depuis la toute fin du mois de février, juste avant le début des hostilités.
Bien que le président américain assure que des discussions ont bel et bien lieu avec l'Iran, Téhéran affirme de son côté ne pas avoir "l'intention de négocier", ce qui fait craindre une prolongation du conflit avec à clé un impact économique et financier durable.
"L'Iran a toutes les raisons d'éviter de paraître coopératif publiquement, car la pression sur le pétrole et les marchés financiers fait partie de son levier de négociation", rappelle Charu Chanana, la responsable de la stratégie d'investissement chez Saxo.
Sur le terrain, l'armée israélienne dit avoir mené des frappes à grande échelle sur le sol iranien, assurant répondre à des attaques conduites sur le centre du pays.
Des risques persistants sur le front de l'énergie
Dans ce contexte, les craintes liées à l'impact d'une guerre prolongée s'accompagnant de vives tensions sur le marché de l'énergie, susceptibles de peser à leur tour sur l'inflation tout en freinant l'activité économique, semblent limiter la possibilité de tout retour durable de l'appétit pour le risque.
En parallèle, la perspective de voir la BCE comme la Réserve fédérale devoir procéder à des hausses de taux afin de contenir les tensions inflationnistes n'est évidemment pas de nature à inciter les investisseurs à repartir à l'achat.
Dans une note publiée hier, les analystes de BofA prévenaient que les prix du pétrole étaient d'ores et déjà entrés dans une zone charnière qui pourrait pousser la Fed à adopter une politique monétaire plus restrictive.
Alors que les derniers jours avaient été dominés par l'espoir d'une issue négociée au conflit, l'absence de signe de percée dans les négociations entre les belligérants après quasiment un mois de conflit soutient le marché pétrolier, qui reprend tranquillement sa pente ascendante.
Le Brent gagne 2,2% non loin de 104,5 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) s'adjuge plus de 2,1% à près de 92,3 dollars.
Wall Street rattrapée elle aussi par l'impasse diplomatique
La prudence manifestée par Téhéran face aux signaux envoyés par les Etats-Unis se répercute sur Wall Street.
Si la séance de mercredi s'est soldée par une progression de plus de 0,6% pour le Dow Jones, de 0,5% pour le S&P 500 et de 0,7% pour le Nasdaq, les contrats à terme sur les principaux indices new-yorkais laissent pour l'instant entrevoir un recul de l'ordre de 0,3% à 0,4% jeudi à l'ouverture.
A la Bourse de Tokyo, l'indice Nikkei limitait son repli à moins de 0,3% aujourd'hui mais la tendance est nettement moins bien orientée en Chine, où le CSI 300 lâchait 1,3% en fin de séance.
Ce regain d'aversion au risque favorise sans surprise un léger repli des rendements des bons du Trésor américain après leur hausse marquée des dernières semaines alimentée entre autres par les changements d'anticipations concernant les intentions en matière de politique monétaire pour les prochains mois.
Celui des Treasuries à dix baisse perd plus de six de base sous 4,33%.
Le marché obligataire européen suit le mouvement: le dix ans allemand revient vers 3,95% et les OAT françaises effacent 8,5 points à 3,64%.
L'évanouissement de l'appétit pour le risque désavantage l'euro, qui reperd encore du terrain face au dollar pour enfoncer le seuil de 1,16, autour de 1,1560.
Si le sentiment de marché reste principalement influencé par la situation géopolitique, les investisseurs surveilleront attentivement les chiffres des inscriptions aux allocations chômage aux Etats-Unis, attendues à l'heure du déjeuner.