Répit de courte durée en Europe malgré John Williams information fournie par Zonebourse 30/09/2026 à 11:56
Alors qu'un petit vent d'optimisme avait soufflé à l'ouverture, la brise est vite retombée et les grands indices européens évoluent désormais en ordre dispersé avant deux statistiques d'importance aux Etats-Unis cet après-midi sur l'inflation et l'emploi.
Pourtant, peu après l'ouverture, le CAC 40 avait réussi à gagner jusqu'à 0,41%, et s'affiche à la mi-séance en baisse de 0,48%, à 7 997 points.
Parmi les autres grandes places européennes, le DAX 40 à Francfort ne cède que 0,17% et à Londres, le FTSE 100 avance de 0,21%.
Les investisseurs ont pourtant apprécié une intervention de John Williams, le président de la Fed de New York qui a estimé qu'il n'y avait "aucune urgence" à relever les taux. Cette déclaration intervient dans un contexte où les intervenants tablaient sur encore deux hausses des taux directeurs d'ici la fin de l'année.
Selon le FedWatch Tool de CME Group, la probabilité de voir la Fed durcir sa politique monétaire en octobre est passée de 70,9% la semaine dernière, à 44,8% aujourd'hui. Le statu quo l'emporte donc à 55,2%, d'autant que le prochain FOMC (Federal open market committee) aura lieu quelques jours seulement avant les élections de mi-mandat.
Cette tendance sur les anticipations de la Fed pourrait évoluer cet après-midi avec la publication aux Etats-Unis de l'indice des prix à la consommation des ménages du mois d'août, l'une des mesures préférées de l'inflation de la banque centrale américaine. Il faudra également surveiller l'enquête ADP sur l'emploi dans le secteur privé.
En Europe, les investisseurs ont déjà pris connaissance d'un ralentissement inférieur aux attentes de l'inflation française en août. Selon des données préliminaires elle a reculé de 0,3%, là où les analystes tablaient sur -0,5%, portant la hausse en rythme annuel à 3%, contre 2,8% prévu et un précédent à 2,4%.
Sur le marché des devises, l'euro se reprend légèrement face au billet vert ( 0,16%), après avoir touché hier un plus bas depuis la fin juillet, et se négocie contre 1,1358 dollar.
En ce qui concerne le pétrole, il est en hausse, 1,06%, à 89,95 dollars pour le WTI à New York, et 1,36%, à 96,90 dollars, pour le Brent de la mer du Nord.
Dans l'actualité des sociétés
En tête du CAC 40, Pernod Ricard avance de 1,80% soutenu en partie par le relèvement d'objectif de cours de Deutsche Bank qui vise désormais 63 euros sur le titre, contre 61 auparavant. La recommandation reste inchangée, à conserver.
De son côté, Stellantis se reprend ( 1,59%) au lendemain d'un net repli de 3,48%. Dans une note, RBC Capital a indiqué espérer des preuves de redressement rapides pour le constructeur automobile multimarques.
En dehors de l'indice, Teleperformance trébuche lourdement de 5,46%, dans le sillage de son concurrent américain Concentrix, qui a réduit hier soir ses prévisions annuelles.
DBV Technologies gagne 2,28%. La société biopharmaceutique a franchi une étape importante en déposant officiellement sa demande de licence biologique aux autorités sanitaires américaines (FDA) pour son patch cutané destiné à traiter l'allergie à l'arachide chez les enfants âgés de 4 à 7 ans. Portzamparc a salué cette annonce en confirmant son avis à renforcer et sa cible de cours à 4,41 euros, soit un potentiel de hausse de 118,53%.
Ailleurs en Europe, Kongsberg s'apprécie de 4,65%. Le groupe norvégien de défense a décroché deux contrats dans la défense antiaérienne auprès de la Belgique et des Pays-Bas, pour un montant total de 11,5 milliards de couronnes norvégiennes, environ 1 milliard d'euros.
En Allemagne, Nordex grimpe de 2,88% après avoir annoncé de nouvelles commandes en France, au Portugal et en Espagne portant sur 34 turbines, représentant une capacité totale de 175 MW.