Renault, le groupe tient bon le volant même si Dacia a calé
information fournie par Investir 19/05/2026 à 09:00

Renault VO Factory Flins (Crédit: / Renault)

Alors que l'environnement géopolitique, plutôt anxiogène, ne se prête pas forcément à l'achat d'un véhicule, la marque au losange a enregistré un solide début d'année. Le chiffre d'affaires a atteint 12,5 milliards d'euros pour les trois premiers mois de l'exercice, en hausse de 7,3 %. A taux de change constants, la progression s'est élevée à 8,8 %. Cette performance, supérieure aux anticipations du consensus (11,7 milliards), aurait pu être encore meilleure sans la déception venue de Dacia. La marque roumaine a vu ses ventes se replier de 16,3 % à cause de problèmes ponctuels. «Les conditions météorologiques extrêmes ont entraîné la fermeture du détroit de Gibraltar pendant dix jours et des inondations dans une usine de Tanger, provoquant des perturbations logistiques et de production au cours des deux premiers mois de l'année», a expliqué Duncan Minto, le directeur financier, au cours de la réunion consacrée aux analystes. Tout rentre progressivement dans l'ordre, les ventes ayant rebondi de 1,9 % au mois de mars.

Au total, les immatriculations du groupe se sont établies à 546.183 unités, en repli de 3,3 %, pour les raisons évoquées ci-dessus, mais les ventes de Renault et d'Alpine ont progressé, de leur côté, de 2,2 % pour le premier, grâce au succès de ses modèles électriques, et de 54,7 % pour le deuxième. «En Europe, le groupe a confirmé sa troisième place sur le marché des voitures particulières et des véhicules utilitaires légers», a déclaré le dirigeant.

Ventes aux partenaires

Par divisions, le chiffre d'affaires de l'Automobile, à 10,8 milliards, s'est accru de 6,5 %, et de 8 % à données constantes, une progression résultant notamment d'un effet volume négatif de 2,1 points, d'un impact positif des ventes aux partenaires (Nissan Micra, Renault India, etc.) de 5,9 points, du mix-produit (+ 2,6 points), avec la montée des motorisations électriques (17 % des ventes au premier trimestre), et d'un effet prix positif de 1 point, en dépit de la pression concurrentielle en Europe. De son côté, la filiale de financement, Mobilize Financial Services, a vu ses revenus croître de 13 %, à 1,7 milliard, grâce à l'augmentation du montant moyen des prêts par véhicule.

Pour la suite, les prévisions pour l'année ont été confirmées, elles visent, pour rappel, une marge opérationnelle d'environ 5,5 % et un flux de trésorerie disponible pour la division Automobile d'environ 1 milliard d'euros. Le directeur financier a aussi indiqué que le conflit en Iran n'avait pas d'effet, pour l'heure, sur les coûts de production, grâce aux couvertures mises en place, mais que le groupe se montrait vigilant, notamment en matière de gestion des coûts fixes.

Nous recommandons le titre à l'achat. Ces chiffres s'inscrivent dans les perspectives à moyen terme du groupe. L'expansion hors d'Europe et la montée en puissance des ventes aux partenaires constituent un facteur de soutien de l'activité. Viser 38 €.

Retrouvez cet article sur INVESTIR