Renault Group-Bénéfice opérationnel -15% en 2025, prudence pour 2026
information fournie par Reuters 19/02/2026 à 07:33

Illustration du logo Renault

Renault Group a fait état jeudi ‌d'un bénéfice opérationnel en baisse de 14,8% au titre de 2025 et dit aborder l'année 2026 ​avec prudence sur un marché automobile toujours livré à une concurrence farouche sur les prix.

Le groupe au losange a dégagé l'an dernier un bénéfice opérationnel de 3,632 milliards d'euros, presque en ligne avec ​un consensus de 3,642 milliards compilé par la société auprès de 20 analystes.

"Nos résultats 2025, dans un contexte de marché difficile, ​démontrent l'engagement de nos équipes pour délivrer une ⁠performance régulière de premier plan parmi les acteurs de l'industrie automobile", a déclaré le directeur ‌général François Provost, cité dans un communiqué. "Cette performance reflète la solidité de nos fondamentaux et notre agilité."

Le principal impact négatif qui a pesé sur le résultat ​opérationnel est la composante prix/mix/enrichissement, ‌à hauteur de -733 millions d'euros, a précisé le directeur financier Duncan Minto ⁠lors d'une téléconférence de presse, reflet d'un environnement commercial très compétitif de la part des autres constructeurs automobiles historiques mais aussi des nouveaux venus chinois.

Viennent ensuite les effets de changes (-282 millions d'euros) ⁠et l'impact négatif temporaire ‌de la déconsolidation de l'activité moteurs thermiques Horse (-279 millions d'euros), en partie compensés ⁠par les volumes et par les réductions de coûts (+391 millions d'euros).

Renault, dont la marge opérationnelle ‌a reculé à 6,3% en 2025 contre un record de 7,6% en 2024, prévoit ⁠pour 2026 un niveau de 5,5% "dans un environnement complexe", et à moyen ⁠terme une marge comprise ‌entre 5% et 7%. Il a souligné que le bas de cette fourchette restait "sensiblement" supérieur à ​la marge historique du groupe, 3,9% en moyenne ‌entre 2005 et 2025.

Le chiffre d'affaires a atteint 57,9 milliards d'euros, en hausse de 3% grâce aux nouveaux lancements et ​à l'accélération des ventes hors d'Europe, tandis que le résultat net, part du groupe, est ressorti en perte de 10,9 milliards d'euros, la première perte en cinq ans, principalement à ⁠cause d'une perte exceptionnelle non cash de 9,3 milliards annoncée en juillet pour modifier le traitement comptable de la participation de Renault dans Nissan, son partenaire japonais en difficulté.

Le constructeur automobile français a également annoncé le versement d'un dividende de 2,20 euros, au même niveau que l'an passé et supérieur au consensus des analystes qui donnait 2,08 euros.

(Reportage Gilles Guillaume et Dominique Patton, édité par ​Augustin Turpin et Blandine Hénault)