Regain de prudence avant le week-end pascal, Trump entretient le climat de tension information fournie par Zonebourse 02/04/2026 à 08:36
Après avoir réussi à aligner trois séances de rebond, les principales Bourses européennes devraient repartir en net repli jeudi à l'ouverture dans un contexte de pessimisme sur la fin imminente du conflit au Moyen-Orient, d'autant que les initiatives des investisseurs pourraient être bridées par la perspective d'un week-end prolongé sur les places financières avec les fêtes de Pâques.
Les contrats à terme sur indices laissent pour l'instant préfigurer un recul de 1,6% pour le CAC 40 à Paris, de 1,7% pour le DAX à Francfort, de 1,4% pour le FTSE 100 à Londres et de l'ordre de 2% pour l'Euro STOXX 50.
La confiance affichée en Europe depuis le début de la semaine quant à une possible issue diplomatique à la guerre contre l'Iran devrait laisser place à un regain d'aversion pour le risque à la réouverture des marchés ce jeudi.
Ce regain de prudence est alimenté par les dernières déclarations de Donald Trump, qui a averti hier soir lors de son allocution télévisée que l'Iran serait encore frappé "extrêmement durement" pendant deux à trois semaines, tout en estimant que ses objectifs militaires étaient presque "atteints".
Après les espoirs de désescalade, l'impasse diplomatique
Selon les stratèges de Jefferies, le discours du président américain constitue un facteur baissier à court terme pour les actifs à risque, non seulement parce qu'il écarte une porte de sortie diplomatique clairement définie mais aussi dans la mesure où il maintient sur la table l'option de nouvelles frappes contre les infrastructures énergétiques du pays.
"L'incertitude entourant le calendrier de sécurisation du détroit d'Ormuz, couplée à la pression exercée sur les alliés régionaux pour protéger les routes maritimes, est de nature à renforcer la volatilité", prévient le broker.
"Tous ces éléments confirment une pression à la baisse sur les actifs risqués et un maintien de prix de l'énergie à des niveaux élevés", ajoute-t-il.
La tendance devrait par ailleurs souffrir de la forte remontée des cours du pétrole dans le sillage du propos du milliardaire new-yorkais. Le Brent rebondit de 5,9% à 107,1 dollars et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) grimpe de 4,8% à 105,1 dollars.
Prudence de mise avant la trêve pascale
Les traders pourraient être d'autant plus tentés de marquer une pause que les marchés européens seront fermés à partir de demain pour le long week-end de Pâques, et qu'ils ne rouvriront pas avant mardi matin.
Dans ces conditions, il pourrait sembler logique que les intervenants tentent de se prémunir contre tout risque potentiel, alors qu'ils seront tenus à distance de leurs écrans pendant plus de quatre jours.
En attendant l'intervention de Trump, les marchés d'actions américains avaient poursuivi leur progression hier, portés par l'espoir persistant d'une accalmie au Moyen-Orient. Au coup de cloche final, le Dow Jones parvenait à progresser de 0,5% tandis que le Nasdaq 100 s'adjugeait pas loin de 1,2%.
Mais c'est la lourdeur qui domine désormais à New York, où les contrats à terme laissent entrevoir des pertes comprises entre 1,2% et 1,8% pour les grands indices jeudi à l'ouverture.
A la Bourse de Tokyo, l'indice Nikkei perdait autour de 2,5% en fin de séance.
Malgré la visibilité limitée liée aux préoccupations géopolitiques, les actifs refuge ne sont pas particulièrement recherchés, à l'exception du dollar. L'euro, en retrait de 0,6%, s'affiche à 1,1517 face au billet vert.
Le rendement des bons du Trésor américain à dix ans remonte vers 4,32% tandis que l'or reprend sa correction en chutant de 4,1% à 4 615,2 dollars.
La séance du jour sera de nouveau animée par les indicateurs économiques, à commencer par la balance commerciale américaine dont le déficit devrait s'être creusé en février en dépit de la politique tarifaire protectionniste mise en place par Donald Trump.
Le rendez-vous le plus anticipé de la semaine, à savoir le rapport mensuel du Département américain du Travail, paraîtra quant à lui demain, alors que la plupart des grandes places financières seront fermées pour le Vendredi saint.
Les contrats à terme sur indices laissent pour l'instant préfigurer un recul de 1,6% pour le CAC 40 à Paris, de 1,7% pour le DAX à Francfort, de 1,4% pour le FTSE 100 à Londres et de l'ordre de 2% pour l'Euro STOXX 50.
La confiance affichée en Europe depuis le début de la semaine quant à une possible issue diplomatique à la guerre contre l'Iran devrait laisser place à un regain d'aversion pour le risque à la réouverture des marchés ce jeudi.
Ce regain de prudence est alimenté par les dernières déclarations de Donald Trump, qui a averti hier soir lors de son allocution télévisée que l'Iran serait encore frappé "extrêmement durement" pendant deux à trois semaines, tout en estimant que ses objectifs militaires étaient presque "atteints".
Après les espoirs de désescalade, l'impasse diplomatique
Selon les stratèges de Jefferies, le discours du président américain constitue un facteur baissier à court terme pour les actifs à risque, non seulement parce qu'il écarte une porte de sortie diplomatique clairement définie mais aussi dans la mesure où il maintient sur la table l'option de nouvelles frappes contre les infrastructures énergétiques du pays.
"L'incertitude entourant le calendrier de sécurisation du détroit d'Ormuz, couplée à la pression exercée sur les alliés régionaux pour protéger les routes maritimes, est de nature à renforcer la volatilité", prévient le broker.
"Tous ces éléments confirment une pression à la baisse sur les actifs risqués et un maintien de prix de l'énergie à des niveaux élevés", ajoute-t-il.
La tendance devrait par ailleurs souffrir de la forte remontée des cours du pétrole dans le sillage du propos du milliardaire new-yorkais. Le Brent rebondit de 5,9% à 107,1 dollars et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) grimpe de 4,8% à 105,1 dollars.
Prudence de mise avant la trêve pascale
Les traders pourraient être d'autant plus tentés de marquer une pause que les marchés européens seront fermés à partir de demain pour le long week-end de Pâques, et qu'ils ne rouvriront pas avant mardi matin.
Dans ces conditions, il pourrait sembler logique que les intervenants tentent de se prémunir contre tout risque potentiel, alors qu'ils seront tenus à distance de leurs écrans pendant plus de quatre jours.
En attendant l'intervention de Trump, les marchés d'actions américains avaient poursuivi leur progression hier, portés par l'espoir persistant d'une accalmie au Moyen-Orient. Au coup de cloche final, le Dow Jones parvenait à progresser de 0,5% tandis que le Nasdaq 100 s'adjugeait pas loin de 1,2%.
Mais c'est la lourdeur qui domine désormais à New York, où les contrats à terme laissent entrevoir des pertes comprises entre 1,2% et 1,8% pour les grands indices jeudi à l'ouverture.
A la Bourse de Tokyo, l'indice Nikkei perdait autour de 2,5% en fin de séance.
Malgré la visibilité limitée liée aux préoccupations géopolitiques, les actifs refuge ne sont pas particulièrement recherchés, à l'exception du dollar. L'euro, en retrait de 0,6%, s'affiche à 1,1517 face au billet vert.
Le rendement des bons du Trésor américain à dix ans remonte vers 4,32% tandis que l'or reprend sa correction en chutant de 4,1% à 4 615,2 dollars.
La séance du jour sera de nouveau animée par les indicateurs économiques, à commencer par la balance commerciale américaine dont le déficit devrait s'être creusé en février en dépit de la politique tarifaire protectionniste mise en place par Donald Trump.
Le rendez-vous le plus anticipé de la semaine, à savoir le rapport mensuel du Département américain du Travail, paraîtra quant à lui demain, alors que la plupart des grandes places financières seront fermées pour le Vendredi saint.