Regain d'optimisme en Europe en attendant l'inflation américaine information fournie par Zonebourse 26/08/2026 à 08:22
Les principales Bourses européennes sont attendues dans le vert ce mercredi à l'ouverture, même si le contexte reste à l'attentisme avant la publication de statistiques cruciales sur l'inflation et la croissance aux Etats-Unis, fortement susceptibles d'influer sur la trajectoire des taux directeurs.
Les premières indications disponibles laissent entrevoir un gain de l'ordre de 0,2% pour le CAC 40 parisien. Les contrats à terme suggèrent une hausse de 0,3% pour le FTSE 100 de Londres à l'ouverture, contre 0,1% pour l'Euro STOXX 50.
Les investisseurs se positionnent prudemment en amont de l'inflation PCE aux Etats-Unis, l'indicateur de la dynamique des prix sur lequel s'appuie la Réserve fédérale afin de déterminer l'atteinte de ses objectifs en matière de politique monétaire, qui paraîtra à 14h30.
Les professionnels misent dans l'ensemble sur de bonnes surprises, alors que plusieurs éléments perçus comme allant dans le sens de la désinflation ont récemment encouragé les marchés à parier sur une posture plus accommodante de la part de la Fed.
La désinflation en bonne voie ?
Au vu des dernières données économiques, le taux d'inflation au sens de l'indice PCE en juillet est attendu en légère modération à 3,6% sur un an, contre 3,7% le mois précédent.
"Cela pourrait encourager le FOMC à ne pas monter les taux directeurs à la réunion de septembre mais un durcissement ultérieur reste une option possible", juge Bruno Cavalier, le chef économiste d'Oddo BHF.
Selon le baromètre Fedwatch, la probabilité d'une hausse des taux de la Fed en septembre n'est évaluée qu'à 38%, tandis qu'un resserrement est estimé à 43,5% en octobre puis à 45,3% en décembre.
A l'agenda du jour Outre-Atlantique figure également la deuxième estimation du produit intérieur brut (PIB) américain au 2ème trimestre, qui fournira des éléments de réflexion intéressant quant à l'évolution de la conjoncture au moment où la consommation des ménages commence à montrer quelques signes d'essoufflement.
Le sentiment de marché tient bon
Si les opérateurs optent clairement pour un temps d'arrêt à l'approche de la publication des résultats très attendus de Nvidia et de l'ouverture demain du symposium bancaire de Jackson Hole, les marchés actions font aussi preuve d'une résilience remarquable face aux nombreuses incertitudes et aux catalyseurs potentiel à venir.
"Le sentiment de marché reste plutôt constructif pour le moment", observe un trader. "Pour l'heure, la prudence manifestée par les investisseurs ne s'est pas traduite par une pression vendeuse significative", constate-t-il.
Ce soulagement est grandement lié au regain d'appétit pour les obligations souveraines qui se manifeste depuis quelques jours.
Le rendement des Treasuries à 10 ans subit son plus fort repli en deux mois, pour revenir à 4,63% en direction d'un plancher de trois semaines, ce qui apporte un peu de répit aux actifs risqués.
"Dans le débat qui émerge concernant la crédibilité ou non d'un éventuel "Bessent put" sur le marché obligataire, la journée d'hier a clairement marqué un point en faveur du Secrétaire au Trésor", réagissent les analystes de Deutsche Bank.
Dans une note publiée hier, ces derniers évoquent d'ailleurs toute une série de nouvelles mesures à caractère interventionniste que pourrait être amené à prendre le proche de Donald Trump.
Le pétrole reprend son souffle
La Bourse de New York a fini en hausse mardi, les investisseurs ayant salué la détente des rendements obligataires et le reflux des cours du pétrole, qui sont venus apporter un certain soulagement après les fortes tensions des dernières séances.
Au coup de cloche final, le Dow Jones reprenait 0,3%, tout comme le S&P 500, tandis que le Nasdaq 100 reprenait 0,6%.
Les marchés japonais suivaient le mouvement, le Nikkei affichant des gains de l'ordre de 0,7% à l'approche de la clôture.
Sur le marché des changes, le dollar continue d'évoluer à des plus bas de trois mois face à l'euro, qui recule pourtant de 0,1% à 1,1664 face au billet vert, dans le sillage du reflux des rendements des Treasuries.
Le pétrole poursuit sa consolidation, alors que l'Iran e Oman auraient tenu des pourparlers en vue de l'ouverture d'un couloir de navigation temporaire dans le détroit d'Ormuz.
Le Brent recule de 1,7% à 87 dollars le baril, tandis que le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) lâche 1,9% à 80,8 dollars.