Regain d'aversion pour le risque en Europe avec les craintes d'embrasement au Moyen-Orient information fournie par Zonebourse 02/03/2026 à 08:39
Les principales Bourses européennes devraient ouvrir en baisse lundi matin, la brusque escalade militaire observée au Moyen-Orient pendant le week-end, susceptible de déstabiliser l'ensemble de la région, entraînant une fuite vers les valeurs refuges tout en faisant grimper les prix du pétrole. A ce stade de la matinée, les contrats à terme laissent entrevoir des replis de 1,8% à Paris et de 2,2% à Francfort.
Au lendemain de la mort de l'ayatollah Ali Khamenei, tué lors des frappes israélo-américaines menées depuis samedi, les tensions ne faiblissaient pas et les affrontements se poursuivaient ce lundi.
Après des tirs de missiles et de drones du Hezbollah, l'armée israélienne a conduit dans la nuit des bombardements contre les positions du mouvement islamiste libanais, faisant redouter un risque d'embrasement à l'ensemble de la région.
"La situation est, comme c'est souvent le cas dans ce genre de choses, extrêmement rapide et changeante", commente ce matin Michael Brown, stratège chez Pepperstone.
"Les attaques des deux camps se poursuivent, avec les États-Unis et Israël qui poursuivent leurs frappes à travers l'Iran, tandis que l'Iran tire des missiles non seulement vers Israël, mais aussi contre diverses installations militaires américaines dans l'ensemble de la région du Moyen-Orient", souligne-t-il.
L'escalade militaire au Proche-Orient ajoute une strate supplémentaire d'incertitude à un climat déjà fragile sur les marchés. Dans ce contexte, les investisseurs devraient tenter de naviguer à vue et de digérer les événements au Moyen-Orient en limitant leur exposition aux actifs risqués et en privilégiant les valeurs sûres.
"Les marchés ne doivent plus seulement intégrer le risque d'escalade ou d'un conflit au sens large, mais aussi une gamme de scénarios possibles bien plus étendue désormais que les actions militaires qui sont en cours", explique Michael Brown.
"Cette plus grande incertitude rend, sans surprise, l'évaluation précise du risque extrêmement difficile, voire impossible, ce qui conduit la plupart à adopter une approche du type 'd'abord réduire l'exposition au risque, se poser des questions ensuite'", souligne l'analyste de Pepperstone.
Les actifs refuges traditionnels comme l'or ( 2,9%) et le dollar américain ( 0,8%) progressent, tandis que la crainte d'une escalade du conflit qui pourrait perturber la production de certains pays de la région fait bondir les cours du pétrole de presque 9%.
Les "futures" sur indices new-yorkais signalent pour l'instant une ouverture de Wall Street en baisse de 1,3% pour le Dow Jones et le S&P 500 et de 1,6% pour le Nasdaq.
Les secteurs les plus exposés aux tensions géopolitiques et à la hausse du pétrole, comme le transport aérien, les compartiments cycliques ou les segments tournés vers le commerce international, devraient accuser des replis marqués.
Signe de la prudence des investisseurs, le rendement des Treasuries à dix ans chute brusquement sous la barre des 4 %, à 3,96 %, au plus bas depuis le début de l'année alors qu'il évoluait encore autour de 4,29 % il y a un mois.
Les tensions USA-Iran dopent les cours du pétrole : le Brent bondit de 8,5% à 79,1 dollars le baril et le brut léger américain (WTI) grimpe de 8 % à près de 72,4 dollars, un pic de quasiment un an.
"Dans le pire des scénarios possibles, si le détroit d'Ormuz était fermé pendant une période prolongée et/ou si d'autres grandes infrastructures énergétiques de la région subissaient des dommages importants, une pénurie significative de pétrole pourrait en résulter, entraînant une flambée des prix bien au-delà de 100 dollars le baril", jugent les équipes de Berenberg.
Dans ce contexte, le cours de l'once d'or prend 3 % à 5 420,1 dollars pour se rapprocher de ses plus hauts historiques de la fin du mois de janvier.
Les investisseurs sont d'autant plus tentés de jouer la prudence pour cette première séance du mois que le rapport sur l'emploi pour le mois de février aux Etats-Unis sera publié vendredi.
Alors qu'ils hésitent toujours sur le calendrier des prochaines baisses de taux de la Fed, ils attendent avec impatience ces chiffres, qui leur permettront d'affiner leur jugement sur l'état de l'économie américaine et de tenter de deviner les intentions de la banque centrale.
Au lendemain de la mort de l'ayatollah Ali Khamenei, tué lors des frappes israélo-américaines menées depuis samedi, les tensions ne faiblissaient pas et les affrontements se poursuivaient ce lundi.
Après des tirs de missiles et de drones du Hezbollah, l'armée israélienne a conduit dans la nuit des bombardements contre les positions du mouvement islamiste libanais, faisant redouter un risque d'embrasement à l'ensemble de la région.
"La situation est, comme c'est souvent le cas dans ce genre de choses, extrêmement rapide et changeante", commente ce matin Michael Brown, stratège chez Pepperstone.
"Les attaques des deux camps se poursuivent, avec les États-Unis et Israël qui poursuivent leurs frappes à travers l'Iran, tandis que l'Iran tire des missiles non seulement vers Israël, mais aussi contre diverses installations militaires américaines dans l'ensemble de la région du Moyen-Orient", souligne-t-il.
L'escalade militaire au Proche-Orient ajoute une strate supplémentaire d'incertitude à un climat déjà fragile sur les marchés. Dans ce contexte, les investisseurs devraient tenter de naviguer à vue et de digérer les événements au Moyen-Orient en limitant leur exposition aux actifs risqués et en privilégiant les valeurs sûres.
"Les marchés ne doivent plus seulement intégrer le risque d'escalade ou d'un conflit au sens large, mais aussi une gamme de scénarios possibles bien plus étendue désormais que les actions militaires qui sont en cours", explique Michael Brown.
"Cette plus grande incertitude rend, sans surprise, l'évaluation précise du risque extrêmement difficile, voire impossible, ce qui conduit la plupart à adopter une approche du type 'd'abord réduire l'exposition au risque, se poser des questions ensuite'", souligne l'analyste de Pepperstone.
Les actifs refuges traditionnels comme l'or ( 2,9%) et le dollar américain ( 0,8%) progressent, tandis que la crainte d'une escalade du conflit qui pourrait perturber la production de certains pays de la région fait bondir les cours du pétrole de presque 9%.
Les "futures" sur indices new-yorkais signalent pour l'instant une ouverture de Wall Street en baisse de 1,3% pour le Dow Jones et le S&P 500 et de 1,6% pour le Nasdaq.
Les secteurs les plus exposés aux tensions géopolitiques et à la hausse du pétrole, comme le transport aérien, les compartiments cycliques ou les segments tournés vers le commerce international, devraient accuser des replis marqués.
Signe de la prudence des investisseurs, le rendement des Treasuries à dix ans chute brusquement sous la barre des 4 %, à 3,96 %, au plus bas depuis le début de l'année alors qu'il évoluait encore autour de 4,29 % il y a un mois.
Les tensions USA-Iran dopent les cours du pétrole : le Brent bondit de 8,5% à 79,1 dollars le baril et le brut léger américain (WTI) grimpe de 8 % à près de 72,4 dollars, un pic de quasiment un an.
"Dans le pire des scénarios possibles, si le détroit d'Ormuz était fermé pendant une période prolongée et/ou si d'autres grandes infrastructures énergétiques de la région subissaient des dommages importants, une pénurie significative de pétrole pourrait en résulter, entraînant une flambée des prix bien au-delà de 100 dollars le baril", jugent les équipes de Berenberg.
Dans ce contexte, le cours de l'once d'or prend 3 % à 5 420,1 dollars pour se rapprocher de ses plus hauts historiques de la fin du mois de janvier.
Les investisseurs sont d'autant plus tentés de jouer la prudence pour cette première séance du mois que le rapport sur l'emploi pour le mois de février aux Etats-Unis sera publié vendredi.
Alors qu'ils hésitent toujours sur le calendrier des prochaines baisses de taux de la Fed, ils attendent avec impatience ces chiffres, qui leur permettront d'affiner leur jugement sur l'état de l'économie américaine et de tenter de deviner les intentions de la banque centrale.