Record en séance, hésitations en clôture à la Bourse de Paris information fournie par Zonebourse 12/01/2026 à 17:50
Après avoir passé la matinée en territoire négatif, la Bourse de Paris a repris quelques couleurs en début d'après-midi, allant même signer son nouveau record absolu en séance, à 8378 points. Au gong final, l'indice est quasiment de retour à son point d'équilibre, à 8358 points (-0,04%).
L'indice parisien est notamment pénalisé par Stellantis (-4,3% après l'annonce de l'arrêt progressif de sa production de véhicules hybrides rechargeables en Amérique du Nord) et Capgemini (-4,2% après une dégradation de Morgan Stanley).Sur le SBF120, Eutelsat se distingue avec une hausse de 14,8% après avoir confié à Airbus Defence & Space la construction de 340 nouveaux satellites OneWeb en orbite basse.
Ailleurs en Europe, les Bourses terminent en vert. Francfort s'arroge ainsi 0,54%, tiré par Fresenius ( 3%) et Beiersdorf ( 2,7%). Londres avance plus modestement mais grappille tout de même 0,17%, avec le soutien de Fresnillo ( 6,2%) et Glencore ( 3,1%).
Bras de fer Trump/Powell
L'actualité du jour est marquée par les tensions qui s'intensifient entre Donald Trump et le président de la Fed, Jerome Powell. La brouille entre les deux hommes n'est pas nouvelle : le locataire de la Maison Blanche reproche régulièrement au patron de la banque centrale de ne pas baisser suffisamment rapidement les taux directeurs.
Cette fois-ci, un nouveau palier a été franchi puisque Jerome Powell a fait savoir que le ministère de la Justice avait adressé des assignations à comparaître à la banque centrale, laissant entrevoir la possibilité de poursuites pénales. En cause ? Une sombre histoire de travaux de rénovation des bâtiments de la Réserve fédérale. "Un prétexte", a balayé Powell.
"Le mandat de Jerome Powell en tant que gouverneur de la Fed court jusqu'en 2028 mais il était attendu qu'il quitte également ce poste à l'issue de son mandat de président, en mai prochain. Néanmoins, se pose la question de savoir s'il restera gouverneur afin de soutenir l'indépendance de la Fed, malgré les risques juridiques", fait remarquer Jon Butcher, Senior US Economist chez Aberdeen.
"Que cette action en justice soit fondée ou non, elle indique que l'administration est disposée à continuer de faire pression sur la Fed pour favoriser une politique monétaire plus accommodante", ajoute-t-il.
L'inflation US au menu de demain
Les intervenants sont aussi suspendus à la décision de la Cour suprême qui doit statuer sous peu au sujet de la légalité des droits de douane imposés par l'administration Trump au reste du monde il y a un peu moins d'un an. Une décision sera annoncée dans un délai de deux semaines à partir du 14 janvier, rappelle Christopher Dembik, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet AM. Selon lui, l'issue est largement anticipée et intégrée dans les prix. Le marché estime ainsi à 70% la probabilité d'une décision défavorable à l'administration Trump.
"Malgré les tensions tarifaires passées, l'économie américaine aborde 2026 avec une dynamique de croissance supérieure aux attentes, portée par les baisses d'impôts et les gains de productivité", assure Goldman Sachs.
Les analystes prévoient une croissance du Produit intérieur brut (PIB) de 2,5% pour 2026, surpassant le consensus de marché grâce à l'allègement de la fiscalité et à la vigueur de la consommation.
À ce titre, les marchés prendront connaissance demain du niveau d'inflation aux États-Unis pour le mois de décembre, une statistique surveillée de près par la Fed et susceptible d'influencer sa politique monétaire. "Peu probable que cela provoque beaucoup d'intérêt", nuance toutefois Pictet AM, qui, comme le marché, table sur un scénario de deux baisses de taux de 50 points de base au premier semestre.
Sur le compartiment obligataire, le rendement du Bund à 10 ans évolue à 2,80% pour une OAT de même échéance à 3,50%.À noter que l'or noir grimpe de près de 1% à Londres, autour des 63,6 USD, tiré par les tensions géopolitiques au Venezuela et en Iran notamment.
Enfin, l'euro gagne 0,4% face au billet vert, autour des 1,167 USD.
L'indice parisien est notamment pénalisé par Stellantis (-4,3% après l'annonce de l'arrêt progressif de sa production de véhicules hybrides rechargeables en Amérique du Nord) et Capgemini (-4,2% après une dégradation de Morgan Stanley).Sur le SBF120, Eutelsat se distingue avec une hausse de 14,8% après avoir confié à Airbus Defence & Space la construction de 340 nouveaux satellites OneWeb en orbite basse.
Ailleurs en Europe, les Bourses terminent en vert. Francfort s'arroge ainsi 0,54%, tiré par Fresenius ( 3%) et Beiersdorf ( 2,7%). Londres avance plus modestement mais grappille tout de même 0,17%, avec le soutien de Fresnillo ( 6,2%) et Glencore ( 3,1%).
Bras de fer Trump/Powell
L'actualité du jour est marquée par les tensions qui s'intensifient entre Donald Trump et le président de la Fed, Jerome Powell. La brouille entre les deux hommes n'est pas nouvelle : le locataire de la Maison Blanche reproche régulièrement au patron de la banque centrale de ne pas baisser suffisamment rapidement les taux directeurs.
Cette fois-ci, un nouveau palier a été franchi puisque Jerome Powell a fait savoir que le ministère de la Justice avait adressé des assignations à comparaître à la banque centrale, laissant entrevoir la possibilité de poursuites pénales. En cause ? Une sombre histoire de travaux de rénovation des bâtiments de la Réserve fédérale. "Un prétexte", a balayé Powell.
"Le mandat de Jerome Powell en tant que gouverneur de la Fed court jusqu'en 2028 mais il était attendu qu'il quitte également ce poste à l'issue de son mandat de président, en mai prochain. Néanmoins, se pose la question de savoir s'il restera gouverneur afin de soutenir l'indépendance de la Fed, malgré les risques juridiques", fait remarquer Jon Butcher, Senior US Economist chez Aberdeen.
"Que cette action en justice soit fondée ou non, elle indique que l'administration est disposée à continuer de faire pression sur la Fed pour favoriser une politique monétaire plus accommodante", ajoute-t-il.
L'inflation US au menu de demain
Les intervenants sont aussi suspendus à la décision de la Cour suprême qui doit statuer sous peu au sujet de la légalité des droits de douane imposés par l'administration Trump au reste du monde il y a un peu moins d'un an. Une décision sera annoncée dans un délai de deux semaines à partir du 14 janvier, rappelle Christopher Dembik, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet AM. Selon lui, l'issue est largement anticipée et intégrée dans les prix. Le marché estime ainsi à 70% la probabilité d'une décision défavorable à l'administration Trump.
"Malgré les tensions tarifaires passées, l'économie américaine aborde 2026 avec une dynamique de croissance supérieure aux attentes, portée par les baisses d'impôts et les gains de productivité", assure Goldman Sachs.
Les analystes prévoient une croissance du Produit intérieur brut (PIB) de 2,5% pour 2026, surpassant le consensus de marché grâce à l'allègement de la fiscalité et à la vigueur de la consommation.
À ce titre, les marchés prendront connaissance demain du niveau d'inflation aux États-Unis pour le mois de décembre, une statistique surveillée de près par la Fed et susceptible d'influencer sa politique monétaire. "Peu probable que cela provoque beaucoup d'intérêt", nuance toutefois Pictet AM, qui, comme le marché, table sur un scénario de deux baisses de taux de 50 points de base au premier semestre.
Sur le compartiment obligataire, le rendement du Bund à 10 ans évolue à 2,80% pour une OAT de même échéance à 3,50%.À noter que l'or noir grimpe de près de 1% à Londres, autour des 63,6 USD, tiré par les tensions géopolitiques au Venezuela et en Iran notamment.
Enfin, l'euro gagne 0,4% face au billet vert, autour des 1,167 USD.