PARIS, 13 novembre (Reuters) - Purina PetCare, la division
de nutrition animale de Nestlé NESN.S , pourrait supprimer
environ 200 emplois en France via des départs volontaires et
réfléchit à l'avenir de son usine de Quimperlé, en Bretagne,
notamment à une vente, a dit mardi un porte-parole de Nestlé
France.
Des représentants syndicaux au sein de Purina avaient
auparavant déclaré que Nestlé pourrait vendre son site de
Quimperlé, qui emploie 123 personnes, et supprimer des postes
dans ses usines de Marconnelle (Pas-de-Calais),
Montfort-sur-Risle (Eure), Aubigny (Somme) et Veauche (Loire)
pour faire des économies.
Nestlé Purina emploie 1.800 personnes en France.
Le groupe suisse est sous la pression du fonds activiste
Third Point, de l'investisseur Daniel Loeb, qui réclame une
réorganisation plus énergique de ses activités.
Au sujet de l'usine de Quimperlé, des discussions sont en
cours avec un candidat potentiel au rachat de l'usine. D'après
les syndicats, il s'agit de C&D Foods.
Les syndicats disent avoir soumis une proposition permettant
de garder le site au sein du groupe.
"Nous recherchons la solution la plus pérenne pour le site",
a dit le porte-parole de Nestlé France.
Purina souhaite engager un processus de concertation avec
les syndicats dans les semaines à venir avec l'objectif
d'aboutir d'ici la fin du premier semestre 2019.
(Dominique Vidalon
Bertrand Boucey pour le service français, édité par Catherine
Mallebay-Vacqueur)