Prix à la pompe: 6% des stations-service contrôlées vont être sanctionnées, selon le ministre du Commerce
information fournie par AFP 10/03/2026 à 09:43

Des pompes à carburant dans une station-service à Thionville, le 9 mars 2026 en Moselle ( AFP / Jean-Christophe VERHAEGEN )

Le ministre du Commerce Serge Papin a indiqué mardi qu'environ 6% des stations-service contrôlées à date dans le cadre du plan mis en place par le gouvernement face à la hausse des prix à la pompe allaient être sanctionnées.

"Le Premier ministre avait lancé 500 contrôles. On est pratiquement à la moitié. (...) Sur 231 contrôles, il y a eu 6% de procès verbaux, donc de sanctions", a indiqué Serge Papin sur TF1 .

La ministre déléguée à l'Energie et porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a de son côté fait état d'"environ 16% d'anomalies, dont certaines, évidemment, ont été sanctionnées par des amendes", interrogée sur France 2.

Sébastien Lecornu avait annoncé dimanche "un plan exceptionnel de 500 contrôles" dans les stations-service par la répression des fraudes (DGCCRF) pour éviter les "hausses abusives des prix à la pompe".

Le bilan définitif de l'opération sera rendu public mercredi, a de nouveau affirmé Serge Papin mardi.

Certaines stations "avancent masquées", a expliqué le ministre du Commerce sur TF1, avec des prix indiqués sur le site internet "à 1,95 sur le gazole par exemple, et quand on arrive à la station, c'est 2,10, donc c'est pas normal".

Le gazole a dépassé lundi la barre symbolique des 2 euros le litre dans l'Hexagone, selon une moyenne calculée par l'AFP sur la base des données de quelque 9.400 stations-service transmises au gouvernement, un seuil inédit depuis l'été 2022.

"S'il y en a qui ne jouent pas le jeu, ils seront sanctionnés. Mais dans la grande majorité, les distributeurs aujourd'hui n'ont pas eu des gestes (...) qui iraient bien au-delà de l'évolution des cours. Mais on est extrêmement attentifs et s'il y a des brebis galeuses, il faudra bien évidemment les signaler", a souligné le ministre délégué à l'Industrie Sébastien Martin sur Public Sénat.

"Pour le moment, il y a aucun risque de pénurie", a-t-il ajouté.

Depuis le 27 février, veille des premières frappes israélo-américaines sur l'Iran, le gazole, carburant routier le plus consommé dans le pays, a pris 28 centimes au litre en France hexagonale, soit un bond de 16%.

Plusieurs partis politiques se sont émus ces derniers jours de cette hausse des prix, appelant à des mesures d'urgence, mais la porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l'Energie, Maud Brégeon, a estimé lundi qu'"il est trop tôt" pour parler de nouvelles aides à l'achat de carburant.

Selon Sébastien Martin, "s'il y a des mesures ciblées qui devaient être prises dans l'avenir parce que ce conflit venait à durer, alors il faudra y travailler, mais réagir de manière un peu épidermique et surtout très politique à quelques jours des élections municipales, ce n'est pas la politique du gouvernement".