Poutine mardi en Chine pour une visite officielle, Moscou a de "très sérieuses attentes"
information fournie par Reuters 18/05/2026 à 13:59

Le président russe Vladimir Poutine entame mardi une visite officielle de deux jours en Chine, à la suite de Donald Trump, un déplacement dont le Kremlin dit attendre beaucoup afin de renforcer la coopération stratégique entre les deux pays alliés.

La visite, qui devrait s'achever mercredi par une déclaration commune du président russe et de son homologue chinois Xi Jinping, vise à rappeler au monde le "partenariat privilégié" liant Pékin et Moscou, a souligné lundi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Les deux dirigeants, qui entendent afficher un front uni face aux Occidentaux, devraient discuter des relations bilatérales et des grands dossiers internationaux et régionaux du moment.

"Nous avons de très sérieuses attentes pour cette visite", a souligné le porte-parole.

Le partenariat dit "sans limites" entre la Chine et la Russie, premier producteur mondial de ressources naturelles, s'est renforcé depuis le début de la guerre en Ukraine, en février 2022, et les sanctions occidentales contre Moscou.

"Nous et nos amis chinois le qualifions de partenariat particulièrement privilégié et stratégique", a dit Dmitri Peskov, précisant que la délégation russe inclurait les vice-Premiers ministres compétents, des ministres et des dirigeants d'entreprises.

Pékin n'a jamais condamné l'invasion russe en Ukraine, tout en appelant à des pourparlers de paix en observateur neutre.

Interrogé sur la question de savoir si les discussions porteraient sur le projet de gazoduc "Power of Siberia 2", qui pourrait relier les gisements gaziers de l'Arctique russe et la Chine, Dmitri Peskov a déclaré que "toutes les questions qui figurent à l'ordre du jour économique de nos relations bilatérales seront bien sûr abordées".

La visite de Vladimir Poutine intervient après un sommet historique entre Donald Trump et Xi Jinping au terme duquel le président américain s'est félicité d'avancées commerciales, sans pour autant convaincre. Il n'a pu gagner l'appui du président chinois, allié du régime de l'Iran, pour un règlement du conflit au Moyen-Orient.

Donald Trump, au plus bas dans les sondages à moins de six mois des "mid-terms" aux Etats-Unis, misait sur sa visite pour redorer son blason de dirigeant, abimé par la guerre contre l'Iran et ses répercussions sur les prix de l'essence, mais il n'a pu obtenir "qu'une" commande de 200 Boeing, loin des attentes.

(Dmitry Antonov; rédigé par Lucy Papachristou ; version française Augustin Turpin, édité par Sophie Louet)