Pourquoi l'introduction en Bourse de SpaceX est très attendue sur Hyperliquid
information fournie par The Big Whale 29/05/2026 à 02:00

Pourquoi l'introduction en Bourse de SpaceX est très attendue sur Hyperliquid

Hyperliquid a bénéficié d'une validation inédite : le patron de la Bourse de New York estime que le projet est à suivre de très près. En ligne de mire, l'introduction en Bourse de SpaceX.

Jeff Sprecher a lâché quelque chose d'assez remarquable cette semaine. Le fondateur et PDG d'Intercontinental Exchange, donc le patron du NYSE, a dit publiquement qu'Hyperliquid était "plus grand que le NASDAQ" alors que c'était une plateforme gérée par seulement "11 personnes". C'est probablement la déclaration la plus franche jamais faite par un acteur de la finance traditionnelle sur l'état réel de la concurrence avec les infrastructures décentralisées.

Elle tombe au moment où Hyperliquid s'attaque à son test le plus ambitieux : la découverte de prix pré-IPO sur SpaceX. Le 17 mai, Trade.xyz a lancé la perp synthétique SPCX-USDC via le framework HIP-3.

Ouverture à 150 dollars, pic au-dessus de 216 dollars (soit une valorisation implicite qui dépassait 2 500 milliards) avec des volumes significatifs dans les premières 24 heures. SpaceX vise une introduction en bourse sur le Nasdaq autour du 12 juin 2026, entre 1 750 et 2 000 milliards de valorisation. La plus grande IPO de l'histoire.

Pourquoi SpaceX attire autant sur Hyperliquid ?

C'est assez simple à expliquer. Les investisseurs retail sont quasiment exclus des opérations pré-IPO par les règles d'accréditation. Hyperliquid, lui, propose un accès sans KYC ni liste d'attente, avec du levier, via des perps synthétiques. Résultat : les traders qui veulent s'exposer à SpaceX avant le 12 juin n'ont pas vraiment d'autre option liquide.

Il y a aussi un précédent concret. La perp du fabricant de semi-conducteurs Cerebras (CBRS) a clôturé à moins de 3% du prix d'ouverture sur le Nasdaq, là où les plateformes traditionnelles affichaient des écarts autour de 35%.

C'est le genre de performance qui installe une réputation. Hyperliquid est désormais perçu comme un baromètre en temps réel plus fiable que les marchés privés classiques pour ce type d'actifs.

Quel est le mécanisme sous-jacent ?

C'est HIP-3 : les développeurs stakent 500 000 HYPE, soit environ 23 millions de dollars, pour lancer des perps permissionless. Trade.xyz et Ventuals l'ont fait pour Cerebras, puis pour SpaceX. Les volumes générés alimentent des rachats et des burns sur le token HYPE, ce qui crée une boucle directe entre l'activité de la plateforme et les détenteurs.

Le contexte concurrentiel a aussi évolué à son avantage. Les actions tokenisées sur PreStocks ont perdu environ 35% après qu'Anthropic et OpenAI ont bloqué les transferts via SPV. Les perps synthétiques d'Hyperliquid contournent totalement les droits sur les titres : c'est aujourd'hui le seul canal durable pour s'exposer à des actifs pré-IPO sans risque de fermeture réglementaire sur ce point précis.

L'analyse de The Big Whale

Reste que tout n'est pas rose. Le flash crash du 28 mai sur SPACEX-USDH (une chute d'environ 45% en 30 minutes à cause d'une erreur d'oracle blockchain) a liquidé 1,51 million de dollars.

Cela illustre deux faiblesses structurelles : la liquidité reste mince sur ces marchés, et la dépendance aux oracles crée des points de défaillance réels. L'éloge de Jeff Sprecher tranche d'ailleurs avec les appels antérieurs d'ICE et CME à une supervision renforcée par la CFTC.

Hyperliquid n'est plus vraiment un DEX de perps crypto. La plateforme est en train de se repositionner comme le lieu par défaut pour tout actif que les marchés traditionnels ne peuvent pas ou ne veulent pas coter. Si SPCX reproduit la précision de CBRS, la démonstration sera faite à l'échelle du trillion.