Point Hebdo: Les pourparlers irano-américains au centre de l'attention
information fournie par Reuters 13/04/2026 à 07:31

Discussions de paix entre les États-Unis et l'Iran à Islamabad

La guerre en Iran concentre toujours l'attention, les pourparlers de cessez-le-feu nL6N40T04K entre Téhéran et Washington constituant ‌l'événement principal, mais les jours à venir donneront également une première idée des répercussions du conflit pour les grandes entreprises et la deuxième économie mondiale, la Chine.

Les dirigeants mondiaux auront de nombreux sujets ​à aborder lors de leur réunion à Washington, tandis que la Hongrie se prépare à une élection décisive.

Tour d'horizon des perspectives de marchés dans les jours à venir :

1/ DES DISCUSSIONS IMPORTANTES

Presque tous les marchés financiers du monde ont réagi à l'évolution du prix du pétrole depuis le début de la guerre en Iran, et il est difficile d'imaginer que cela change de sitôt.

Cela signifie que les investisseurs guettent ​toute nouvelle concernant les pourparlers de paix entre les États-Unis et l'Iran à Islamabad, au Pakistan

L'annonce d'un cessez-le-feu mardi soir a fait repasser les cours de référence du pétrole sous la barre des 100 dollars le baril et a déclenché une flambée des marchés ​boursiers mondiaux.

Cet accord semble toutefois fragile, les deux parties étant en désaccord sur des points clés, notamment ⁠sur la question de savoir s'il s'applique au Liban, qu'Israël continue de bombarder.

Rien n'indique non plus que l'Iran lève son blocus quasi total du détroit d'Ormuz, qui a provoqué la ‌pire perturbation jamais enregistrée de l'approvisionnement énergétique mondial.

Et tandis que les contrats à terme sur le pétrole de référence sont bien en-deçà de leurs sommets - même s’ils restent largement au-dessus des niveaux d’avant-guerre -,les prix sur le marché physique atteignent des niveaux records et les répercussions sur les économies réelles commencent à se faire ​sentir.

2/ EN ROUTE VERS WASHINGTON

L'impact de la guerre en Iran et la montée ‌des risques géopolitiques seront au cœur des préoccupations des ministres des Finances du monde entier qui se réuniront à Washington pour les ⁠réunions de printemps du Fonds monétaire international et du Groupe de la Banque mondiale.

La semaine sera ponctuée de rapports et de prévisions — les rapports "Perspectives de l'économie mondiale" et "Stabilité financière mondiale" du Fonds sont attendus mardi, suivis de mises à jour régionales — et personne ne s'attend à de bonnes nouvelles. Les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales du G7 et du G20 se réuniront également.

La guerre ⁠devrait freiner la croissance, aggraver l'insécurité alimentaire ‌et augmenter les coûts d'emprunt, tout en intensifiant les pressions sur les prix en raison de la hausse des coûts énergétiques.

Confrontés à un nouveau choc après la ⁠COVID-19, la guerre de la Russie contre l’Ukraine et les turbulences commerciales, un certain nombre de pays en développement devraient demander une aide supplémentaire au Fonds.

3/ LES BANQUES PUBLIENT LEURS RÉSULTATS DU 1ER ‌TRIMESTRE

Nous commencerons également à avoir une idée de l'impact de la guerre sur les entreprises, avec la publication des résultats nL6N40R0TK des grandes banques américaines et de quelques autres ⁠grands noms mondiaux.

Goldman Sachs publie ses résultats lundi, tandis que JPMorgan, la plus grande banque américain, est attendue mardi, tout comme Wells Fargo ⁠et Citigroup. La solidité des revenus d'intérêts et ‌des commissions de banque d'investissement devrait les aider à afficher des bénéfices trimestriels en hausse.

Parmi les autres résultats attendus la semaine prochaine, citons ceux de Netflix, Johnson & Johnson et PepsiCo, tandis qu'ailleurs, nous ​aurons ceux de la société taïwanaise TSMC et des sociétés européennes ASML et LVMH.

Les bénéfices du S&P 500 ‌devraient avoir progressé de plus de 14%, mais les répercussions de la guerre viendront assombrir ces résultats, notamment les effets d'entraînement de l'inflation liés à l'énergie.

4/ QU'EN EST-IL DE LA CHINE ?

Les données chinoises clés publiées jeudi donneront un premier ​aperçu de la manière dont la deuxième économie mondiale s'adapte à une trajectoire de croissance plus lente et à la guerre.

Pékin devrait annoncer une croissance du produit intérieur brut (PIB) de 5% en glissement annuel au premier trimestre, selon la prévision médiane d'un sondage LSEG réalisé auprès de 11 analystes.

La croissance du PIB chinois a ralenti pour atteindre son plus bas niveau en trois ans, à 4,5%, ⁠au dernier trimestre de 2025, et en mars, le gouvernement a fixé un objectif légèrement inférieur pour 2026, cherchant à rééquilibrer l'économie et à rester compétitif face aux États-Unis.

5/ ET LA HONGRIE ?

Après 16 ans de règne de Viktor Orbán nL6N40R0TI en Hongrie, les investisseurs se préparent nL6N40S0LF à toute éventualité.

Trois années de stagnation économique, le plus gros choc inflationniste depuis les années 1990 ont marqué le mandat du Premier ministre sortant.

Les analystes politiques estiment que l'éventail des résultats possibles du scrutin de dimanche est extrêmement large, y compris la possibilité que Viktor Orban, 62 ans, s'accroche au pouvoir ou refuse de partir.

(Rédigé par Karin Strohecker, Marc Jones et Alun John à Londres, Lewis Krauskopf à New York et Rocky Swift à Tokyo, graphiques par Vineet Sachdev, Karin Strohecker et Marc Jones, compilé par Alun John, ​Mara Vîlcu pour la version francaise, édité par Augustin Turpin)