Pluxee a confirmé ses prévisions pour l'exercice 2026, le titre gagne 6%
information fournie par Zonebourse 03/07/2026 à 10:19

Le chiffre d'affaires total du troisième trimestre (clos fin mai) a reculé de 3 % en données organiques (-10 % en glissement trimestriel), en raison de la récession au real brésilien (environ 10 millions d'euros) et du contexte macroéconomique européen selon Jefferies.

L'analyste note qu'il a néanmoins dépassé de 4 % les attentes du marché, même si ce résultat est principalement dû à un effet de change plus favorable et à la bonne tenue des revenus flottants ( 2 % en glissement trimestriel).

Jefferies estime donc que le dépassement des prévisions au troisième trimestre est principalement dû à l'étalement de l'impact de la réglementation sur le real brésilien et à des tendances de change favorables, notamment la comptabilisation de l'hyperinflation turque, qui ont contribué à la croissance organique.

En revanche, selon Jefferies la conjoncture macroéconomique défavorable en Europe centrale et les difficultés liées aux contrats d'intérêt public ont pesé sur la croissance.

Oddo BHF estime également que la publication du troisième trimestre de Pluxee dépasse les attentes malgré un contexte difficile (réglementation au Brésil et conjoncture macroéconomique défavorable en Europe continentale), la surperformance par rapport à ses estimations provenant principalement de l'Europe continentale (-3,2 % de croissance organique du chiffre d'affaires opérationnel contre -5,0 % prévu par Oddo BHF).

Le chiffre d'affaires total du troisième trimestre ressort à 312 millions d'euros, soit 4 % de plus que les résultats du trimestre précédent (299 millions d'euros/-4 %) et de Jefferies (281 millions d'euros/-10 %).

Oddo BHF indique également dans son étude que la croissance organique du chiffre d'affaires opérationnel (c'est-à-dire hors revenus financiers liés au placement des fonds) s'est établie à -4,1 % pour le trimestre, dépassant également le consensus (-5,1 %).

Selon l'analyste, cette performance reflète l'impact, au sein de l'activité " Avantages aux salariés " (-2,6 % en organique), du changement de réglementation au Brésil en vigueur depuis fin février et du contexte macroéconomique actuel en Europe continentale, ainsi que la croissance organique négative (-14,3 %) du segment " Autres produits et services ", due à une situation temporairement défavorable concernant les prestations publiques en Europe continentale.

Jefferies note également que Pluxee a confirmé ses prévisions pour l'exercice 2026 (fin août), tablant sur une croissance organique stable du chiffre d'affaires total, une légère amélioration de la marge d'EBITDA et un taux de conversion de trésorerie récurrent d'environ 80 % (moyenne 24-26).

Selon l'analyste, pour atteindre ces objectifs, Pluxee pourrait enregistrer une baisse de son chiffre d'affaires organique allant jusqu'à 12 % au quatrième trimestre, tandis que sa marge au second semestre pourrait reculer de 200 points de base pour s'établir à 34,8 %, contre des prévisions de -7 % et 36,5 % respectivement.

Jefferies anticipe une baisse organique du chiffre d'affaires de 10 %, à 316 millions d'euros, soit 3 % de moins que les prévisions, et une EBITDA de 222 millions d'euros (37,2 %), en baisse de 3 %

Au-delà de l'exercice 2025-26, Oddo BHF indique dans son étude que Pluxee a confirmé que les mesures et le calendrier récemment annoncés au Brésil, s'ils étaient intégralement confirmés, continueraient d'affecter l'activité au premier semestre 2026-27, le groupe anticipant un retour à une trajectoire de croissance rentable et durable à partir du second semestre 2026-27.

Oddo BHF apprécie le profil de croissance soutenue et les améliorations opérationnelles attendues pour Pluxee dans les années à venir, ainsi que les opportunités de fusions-acquisitions, mais les évolutions réglementaires à court terme (notamment au Brésil et en France) demeurent la principale menace pour le scénario d'investissement.

La valorisation, basée sur un ratio cours/bénéfice (PER) de 6,8x pour l'année civile 2027, reflète une décote de 30 % par rapport à son principal concurrent, Edenred, selon les estimations d'Oddo BHF.