Plan social chez Legrand : l'accord sur les mesures de reclassement signé par tous les syndicats
information fournie par Boursorama avec AFP 04/11/2026 à 17:30

( AFP / MICHEL GANGNE )

L'ensemble des syndicats représentatifs de Legrand ont signé l'accord sur les mesures du reclassement négociées dans le cadre du plan social décidé par le fabricant de matériel électrique, a-t-on appris mercredi de sources concordantes.

Confronté à la crise durable du BTP, Legrand a annoncé début juin une réorganisation en France en fermant quatre sites dont les activités seront agrégées à d'autres usines du groupe et en supprimant 178 postes d'ici 2028 afin d'alléger ses coûts.

En parallèle, le groupe a créé 107 postes et proposé des offres de reclassement à l'ensemble des salariés concernés par les fermetures de sites.

"L'accord sur les dispositions relatives aux reclassements internes et externes des salariés a été signé par l'ensemble des organisations syndicales", a indiqué à l'AFP Michel Robert, délégué syndical central CFDT et membre de l'intersyndicale.

La direction du groupe a confirmé qu'un accord avait bien été signé mardi par l'ensemble des organisations représentatives.

"Au niveau des mesures de reclassements internes, je pense qu'on est allé au maximum de ce que l'on pouvait", a indiqué M. Robert, qui a souligné qu'il y avait eu "énormément d'évolutions par rapport aux propositions initiales de la direction".

Concernant les reclassements à l'extérieur du groupe, "on n'est pas arrivé jusqu'au bout de ce qu'on voulait", a-t-il en revanche déclaré, qualifiant toutefois le bilan global de "correct".

La direction a évoqué pour sa part, "depuis le démarrage" des négociations, des échanges "très constructifs" avec les représentants des salariés.

Seul véritable point de désaccord, l'intersyndicale réclamait, en plus des indemnités légales et supra-légales liées à l'ancienneté, une indemnité forfaitaire de 30.000 euros pour les salariés ne pouvant prétendre à la retraite et "obligés de quitter le groupe", ce que l'intersyndicale n'a pas obtenu, a indiqué M. Robert.

Cette mesure concernait surtout une partie des salariés du site de Lagord (Charente-Maritime), près de La Rochelle, loin des sites où sont regroupés les salariés des usines fermées, notamment à Limoges.

Concernant le plan de sauvegarde de l'emploi en tant que tel, les organisations syndicales ont en revanche "remis un avis négatif et motivé", a précisé le syndicaliste. Il a estimé pour sa part que la "contraction du marché" ne devait pas "justifier la mise en place d'un PSE".