PÉTROLE-Les cours frôlent les 110 dollars après l'allocution de Trump sur l'Iran (actualisé) information fournie par Reuters 02/04/2026 à 13:56
(Actualisé avec cours du pétrole et du gaz, détails, commentaires d'analyste)
Les cours du pétrole grimpent de plus de 8% jeudi après que le président Donald Trump a déclaré que les États-Unis poursuivraient leurs attaques contre l'Iran, sans s'engager sur un calendrier précis pour mettre fin au conflit, qui dure déjà depuis plus d'un mois.
Le Brent LCOc1 , référence mondiale du marché, grimpe de 8,24% à 109,50 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) CLc1 prend 9,14% à 109,27 dollars.
Le Brent avait touché un pic à 119,50 dollars le baril le 9 mars, à son plus haut niveau depuis mi-2022.
L'allocution très attendue du locataire de la Maison blanche a laissé les investisseurs sans réponse sur la durée de la guerre au Moyen-Orient, attisant encore davantage les craintes face à la possibilité d'une prolongation des perturbations de l'approvisionnement mondial de brut.
"Nous allons les frapper très fort au cours des deux ou trois prochaines semaines", a dit le locataire de la Maison blanche lors d'un discours à la nation dans la nuit de mercredi à jeudi. Il avait pourtant nourri l'espoir d'une détente plus tôt dans la semaine.
Téhéran a répliqué aux propos de Donald Trump en menaçant d'attaques "plus vastes et plus dévastatrices".
Le président américain n'a guère apporté de garanties quant à la réouverture du détroit d'Ormuz, par lequel transitent en temps normal près de 20% de l'approvisionnement mondial en pétrole et gaz naturel liquéfié (GNL).
À la fermeture de facto du détroit depuis le début de la guerre s'ajoutent les perturbations dans la production de pétrole et de gaz naturel des pays du Golfe.
Le contrat à terme néerlandais sur le hub TTF, référence des prix du gaz pour l'Europe, grimpe quant à lui de 6,5% à 50,64 euros par mégawattheure (MWh).
"L'absence de précisions ou de calendrier n'était pas ce à quoi s'attendaient les marchés, tandis que les espoirs d'une réouverture rapide du détroit d'Ormuz ont été repoussés", observe Wayne Bryan, responsable de la recherche sur le gaz chez LSEG.
L'Opep+ devrait par ailleurs examiner la possibilité d'une nouvelle hausse des quotas de pétrole lors d'une réunion prévue dimanche, selon deux sources au sein de l'organisation, une mesure qui permettrait aux principaux producteurs d'augmenter leur production si le détroit d'Ormuz venait à rouvrir.
La remontée des prix de l'énergie stimule en outre les actions des sociétés pétrolières et gazières en Europe .SXEP (+1,43%), ce secteur du Stoxx étant l'un des trois — avec celui des services publics et l'alimentation — à afficher des gains.
De l'autre côté de l'Atlantique, le secteur devrait également évoluer dans le vert à l'ouverture de la Bourse de New York plus tard dans la journée.
(Rédigé par Diana Mandiá, avec Colleen Howe, Sudarshan Varadhan et Marwa Rashad, édité par Sophie Louet)