Pétrole : l'AIE anticipe une croissance de la demande pour 2026
information fournie par Zonebourse 21/01/2026 à 12:10

D'après le rapport mensuel de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) sur le marché pétrolier, la croissance de la demande mondiale de pétrole devrait s'établir en moyenne à 930 000 barils par jour (kb/j = milliers de barils par jour) en 2026, contre 850 kb/j en 2025. "Cette progression reflète une normalisation des conditions économiques après les turbulences douanières de l'an dernier ainsi que des prix du baril inférieurs à ceux de l'année précédente", explique l'organisation internationale.

L'AIE fait aussi savoir que la reprise de la demande en matières premières pétrochimiques sera en partie compensée par le ralentissement continu de la croissance de la consommation d'essence.

En outre, les pays non-membres de l'OCDE seront, une fois de plus, les seuls moteurs de cette croissance en 2026.

En décembre dernier, l'offre mondiale de pétrole a reculé de 350 kb/j d'un mois sur l'autre pour s'établir à 107,4 mb/j (millions de barils par jour), soit 1,6 mb/j de moins que le record historique de septembre. La baisse de la production au Kazakhstan et chez plusieurs producteurs de l'OPEP au Moyen-Orient a été partiellement compensée par un net rebond de la production russe. L'offre mondiale devrait augmenter de 2,5 mb/j cette année pour atteindre 108,7 mb/j, après une hausse de 3 mb/j en 2025.

Le débit de brut des raffineries mondiales a bondi de 2 mb/j pour atteindre 85,7 mb/j en décembre, avant les opérations de maintenance saisonnière du premier trimestre 2026 prévues aux Etats-Unis, en Europe, au Moyen-Orient et en Asie. Le traitement de brut devrait s'établir en moyenne à 84,6 mb/j pour l'année 2026, avec une croissance annuelle de 770 kb/j, soit un rythme légèrement inférieur aux 930 kb/j enregistrés en 2025.

Les marges de raffinage ont chuté tout au long du mois de décembre, entraînées par une baisse de la rentabilité en Europe, où les marges sur les distillats moyens ont été réduites de moitié par rapport aux sommets de novembre.

L'AIE souligne que les prix du pétrole de référence ont bondi d'environ 6 dollars par baril ($/bbl) au début de la nouvelle année, à la suite des développements géopolitiques en Iran et au Venezuela, avant de refluer à la mi-janvier avec l'apaisement des tensions.

Le North Sea Dated (Brent daté) a reculé de 0,99 $/bbl d'un mois sur l'autre en décembre pour s'établir en moyenne à 62,64 $/bbl, le marché restant bien approvisionné.

Il s'agit de la sixième baisse mensuelle consécutive pour cette référence, les prix ayant atteint un point bas de 60,07 $/bbl à la mi-décembre, soit leur niveau le plus faible depuis le début de l'année 2021.