Petit regain de volatilité sur les marchés avant l'inflation américaine
information fournie par Zonebourse 13/02/2026 à 08:38

Les principales Bourses européennes sont attendues sur une note de prudence vendredi en début de matinée dans un contexte de forte volatilité après le brutal retournement à la baisse opéré à Wall Street hier, tandis que les investisseurs attendent les dernières données mensuelles sur l'inflation aux Etats-Unis.

D'après les premières indications disponibles, le CAC 40 devrait ouvrir sur un repli de 0,4%, le DAX allemand se dirige vers un gain de 0,2% tout comme le FTSE 100 britannique.

Alors que la journée avait bien commencé à New York hier, avec un Dow Jones qui se dirigeait initialement vers un quatrième record en cinq séances, la nervosité a ressurgi simultanément sur plusieurs classes d'actifs, avec des dégagements qui se sont brusquement accélérés sur les valeurs technologiques au cours de la dernière heure de cotations.

Et bien que les analystes évoquaient au final un manque de catalyseurs à l'origine de la réapparition de ce courant vendeur, les scores à la clôture étaient sévères: le Dow Jones perdait 1.3%, le S&P 500 cédait 1.6% et le Nasdaq lâchait 2%.

"En ce moment, le marché ne regarde plus si l'économie va bien ni si les entreprises gagnent de l'argent. S'il y a la moindre inquiétude concernant une éventuelle disruption, les cours corrigent, point", résume un trader.

Et les contrats à terme sur indices suggèrent pour l'instant une poursuite du mouvement de correction ce vendredi.

A Paris, le CAC se dirige pour l'instant vers un gain hebdomadaire de l'ordre de 0,8% au terme d'une semaine faste soutenue par de bonnes publications de résultats. Au-delà de 8437,3 points, l'indice parisien a atteint hier un nouveau plus haut absolu en cours de séance.

Mais l'approche du rendez-vous très attendu de l'inflation américaine pourrait pousser les investisseurs à prendre quelques bénéfices susceptibles de réduire ces performances hebdomadaires confortables.

La séance sera en effet marquée, à 14h30, par la publication de l'indice des prix à la consommation (CPI) outre-Atlantique, qui devrait donner des indications sur le rythme de baisse des taux de la Fed alors que le marché ne table plus sur une nouvelle réduction du loyer de l'argent avant le mois de juin.

"Ces chiffres vont donner un sentiment par rapport au degré de pression qui s'exerce toujours sur les prix, et donc sur les consommateurs", rappelait hier Alexandre Baradez, responsable de l'analyse marché chez IG France.

Des chiffres plus forts qu'attendu éloigneraient donc la perspective d'une poursuite de l'assouplissement et feraient pression sur les actifs risqués.

En zone euro, les investisseurs prendront connaissance à 11h00 de la deuxième estimation de la croissance du PIB, qui s'était établie à 0,3% en rythme séquentiel au 4ème trimestre, soit un taux de croissance de 1.5% en 2025.

En attendant, les rendements obligataires à court terme aux Etats-Unis se tassent soudainement, tandis que le dollar et l'or remontent, signes des incertitudes sur les marchés financiers.

Le taux du Treasuries à dix ans se détend vers 4,10% alors qu'il flirtait encore avec les 4,30% au début du mois.

Evoluant loin de ses sommets établis au-delà de 1,20 établis fin janvier, l'euro recule face au dollar mais trouve un peu de soutien sur le support de 1,1850 face au billet vert.

L'or repart de l'avant et s'adjuge 0,3% à 4 989,5 dollars l'once, mais reste en-dessous du seuil des 5 000 dollars franchi à la baisse cette semaine.

Sur le marché pétrolier, le baril de Brent perd 0,1% à 67,4 dollars et celui du brut léger américain (WTI) recule de 0,2% à 62,7 dollars.