15 février (Reuters) - PepsiCo PEP.N a publié mercredi un
bénéfice trimestriel supérieur aux attentes à la suite d'une
réduction de ses coûts et d'une hausse de la demande pour ses
boissons et ses aliments allégés en calories en Amérique du
Nord.
Le groupe américain a réalisé au quatrième trimestre clos le
31 décembre un bénéfice par action (BPA) de 1,20 dollar, hors
éléments exceptionnels, pour un chiffre d'affaires en
progression de 5% à 19,52 milliards de dollars (18,50 milliards
d'euros). Les analystes attendaient en moyenne un BPA de 1,16
dollar et un chiffre d'affaires de 19,51 milliards de dollars,
selon Thomson Reuters I/B/E/S.
Le bénéfice net part du groupe a reculé en revanche à 1,40
milliard de dollars ou 97 cents par action contre 1,72 milliard
ou 1,17 dollar par action un an auparavant.
Cette baisse du résultat net est liée à des accords sur les
régimes de retraite et à une charge imputable au remboursement
de la dette au cours du dernier trimestre, d'autant que PepsiCo
avait bénéficié d'une disposition fiscale avantageuse au cours
du trimestre correspondant de l'exercice précédent.
Le chiffre d'affaires de la division boissons en Amérique du
Nord, la principale activité du groupe, a augmenté de 8% au
quatrième trimestre. En volume la hausse est de 1%.
PepsiCo prévoit pour 2017 un bénéfice ajusté de 5,09 dollars
par action, un chiffre inférieur au consensus moyen des
analystes de 5,16 dollars.
La croissance organique des ventes devrait s'établir à au
moins 3%, contre 3,7% en 2016.
Pepsico et les autres groupes alimentaires investissent
massivement pour développer des produits correspondant aux
nouvelles habitudes de consommateurs, qui réclament une
nourriture plus saine.
Le géant américain a dit dégager désormais environ 45% de
son chiffre d'affaires de produits à consommer "sans
culpabilité", autrement dit les boissons avec moins de 70
calories pour 340 grammes (12 onces) et les snacks allégés en
sel et en graisses saturées.
Le groupe a également dit récolter les fruits de son
programme pluri-annuel de réduction des coûts, qui s'est traduit
par des fermetures d'usines, une simplification de son
organisation et des investissements dans l'automatisation de ses
processus de fabrication.
En avant-Bourse à Wall Street, l'action progressait
marginalement à 107,15 dollars.
(Sruthi Ramakrishnan à Bangalore; Claude Chendjou pour le
service français, édité par Bertrand Boucey)