Paris termine sans éclat après son échappée matinale
information fournie par Zonebourse 06/10/2026 à 17:51

Après une matinée en fanfare qui a vu l'indice parisien gagner jusqu'à 1%, vers 7 915 points, le CAC 40 est rentré dans le rang en seconde partie de séance. Au gong final, Paris se contente finalement d'une hausse plus modeste de 0,4%, à 7 865 points, juste derrière Londres ( 0,43%) et Francfort ( 0,82%).

Les marchés semblent profiter de la nette détente à l'oeuvre sur les cours de l'or noir, avec un Brent à 98,3 USD (-1,8%) et un WTI à 88 USD (-1,3%), alors que l'OPEP a maintenu inchangés ses objectifs de production pour le mois de novembre, une décision largement anticipée par les marchés.

Toutefois, "la véritable question n'est pas de savoir combien de barils l'OPEP ajoute sur le papier, mais combien peuvent réellement parvenir jusqu'au marché, et à quel coût", rappelle Frédéric Lorec, spécialiste des hydrocarbures chez AlphaValue.

En France, le CAC 40 est tiré par Legrand et Veolia ( 3,70% et 2,92% respectivement), mais freiné par Schneider Electric (-4,51%) et Thales (-1,90%).

Autre facteur positif : une nette détente des rendements obligataires, avec une OAT à 10 ans qui se traite à 4,75% après avoir tutoyé les 5% il y a quelques jours. Le spread (soit l'écart avec le Bund de même échéance) évolue autour de 127 pb, loin des sommets de 150 pb atteints la semaine dernière.

Néanmoins, "les tensions sur le marché obligataire restent dans tous les esprits. Malheureusement, tous les facteurs - économie américaine solide, inflation persistante, explosion des investissements dans l'IA - poussent les taux à la hausse dans un contexte de faible appétit des investisseurs pour le risque", note Christopher Dembik, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet AM.

Une salve de statistiques à digérer

Sur le front des statistiques, en France, la production industrielle a reculé au mois d'août alors qu'elle était attendue en légère hausse. Selon l'Insee, cet indicateur s'est affaissé de 0,3% en août, contre des attentes à 0,2%. En outre, les données de juillet ont été révisées à la baisse, de -0,4% à -0,6%.

Par ailleurs, le déficit du budget de l'Etat français s'est creusé fin août, notamment du fait de l'augmentation de la charge de la dette liée à la hausse des taux d'intérêt, selon les données publiées mardi par le ministère du Budget.

Dans la zone euro, l'indice des ventes au détail corrigé des effets de calendrier a progressé de 0,8% (après 0,4% en juillet), selon les premières estimations publiées par Eurostat, l'office statistique de l'Union européenne.

Enfin, en Allemagne, les commandes à l'industrie du mois d'août étaient attendues en léger repli de 0,9%. Elles ont finalement chuté de 10,6%, après une hausse de 3,2% en juillet, révisée à la hausse par rapport à une première estimation de 2,5%.

Les valeurs en mouvement

Schneider Electric (-4,51%) reste sous pression à la Bourse de Paris. Déjà plus forte baisse (-9,97%) du CAC 40 hier, le titre ferme de nouveau la marche de l'indice alors que les investisseurs continuent de digérer le projet d'acquisition de l'éditeur américain PTC.

Thales (-1,90%) annonce le lancement de l'IP9100, une nouvelle plateforme de chiffrement à très haut débit venant compléter sa gamme Mistral, destinée aux infrastructures critiques dans la défense, le transport, l'eau et l'énergie.

Le Slip Français gagne 4,04% dans le sillage de la publication de chiffres d'activité à neuf mois jugés rassurants, surtout au vu de l'environnement difficile qui caractérise actuellement le secteur de la consommation.

Medincell ( 16,05%) est particulièrement entouré, porté par une note positive de Stifel concernant une approbation imminente des autorités sanitaires américaines (FDA).

Ailleurs en Europe, Rheinmetall cède 2,81% après avoir confirmé viser une croissance de 37% à 42% cette année et une marge opérationnelle d'environ 19%. Jefferies juge rassurantes les indications sur le rythme de l'activité et l'avancement du programme Arminius, malgré le peu d'éléments nouveaux.

Enfin, BAE Systems cède 4,11%. Le groupe compte poursuivre la production d'équipements destinés à renforcer la détection des menaces et l'autoprotection des avions de combat.