Paris mène la danse en Europe après le passage de la tempête Nvidia
information fournie par Zonebourse 26/02/2026 à 17:51

La Bourse de Paris conclut la séance sur un gain de 0,72%, à 8 621 points, fermement soutenue par Engie et Stellantis notamment. Ailleurs en Europe, les autres indices peinent à suivre la cadence : le DAX et le Footsie s'adjugent 0,4%. Outre-Atlantique, Nvidia a une fois de plus surpassé les attentes la nuit dernière, ce qui n'empêche pas les investisseurs de délaisser le titre qui cède plus de 4%.

L'indice parisien est électrisé par Engie dont le titre s'adjuge 7,23%. Les investisseurs saluent le relèvement ses objectifs 2026 et l'acquisition de UK Power Networks, le distributeur d'électricité au Royaume-Uni.

De son côté, Stellantis ( 4,24%) a confirmé un lourd déficit en 2025, en dévoilant une perte nette de 22,3 milliards d'euros (conforme aux attentes), due à des charges exceptionnelles de 25,4 milliards d'euros liées au changement de stratégie du groupe. Le constructeur met toutefois l'accent sur de "solides performances" au second semestre 2025, période durant laquelle les revenus nets ont progressé de 10,28%, à 79,247 milliards d'euros.

Un vent d'optimisme souffle ainsi en Europe alors que les principaux indices américains évoluent environ 0,1% en dessous de leur point d'équilibre. Il faut dire que ces dernières 24 heures, toute la planète financière orbitait autour de Nvidia, dont la publication (qui a une fois de plus dépassé les attentes) était très attendue, notamment au regard des récents doutes autour des niveaux de valorisation de l'IA et des inquiétudes quant à un possible éclatement de la bulle. Ce qui n'empêche pas le titre d'abandonner plus de 4% à New York.

Les valeurs en mouvement

Dans l'actualité des autres valeurs européennes, Rolls-Royce ( 5,1%) a publié ce matin un bénéfice ajusté de 2 759 millions de livres sterling (MGBP) au titre de l'exercice 2025, en hausse de 37% par rapport au précédent exercice. Le BPA ajusté suit cette trajectoire avec une hausse de 46% pour atteindre 29,55 pence.

Puma ( 8,7%) a dévoilé des résultats moins mauvais que prévu au titre du 4e trimestre, une publication considérée comme encourageante par les analystes même si l'exercice 2026 s'annonce comme une "année de transition" en dépit de la tenue de la Coupe du Monde de football.

Le belge Syensqo abandonne 30% après des résultats inférieurs aux attentes en 2025. Avec un chiffre d'affaires en baisse à 6,14 milliards d'euros et un EBITDA de 1,21 MdEUR, le groupe manque le consensus S&P Capital IQ (17 analystes) et guide sur des objectifs nettement inférieurs aux anticipations.

Sur le front des statistiques, les investisseurs ont pris connaissance aujourd'hui de l'indice mesurant la confiance des consommateurs dans la zone euro. Celui-ci est ressorti à -12,2 en février, ressortant en ligne avec les prévisions, après -12,4 en janvier.

Selon Commerzbank, les conditions financières actuelles apportent un "soutien sensible" à l'économie de la zone euro en 2026. La baisse du coût du crédit aux entreprises, revenu de plus de 5% à 3,5%, en constitue le principal moteur, aux côtés de la progression des marchés actions et du recul des taux monétaires.
À l'inverse, l'appréciation de l'euro face à un panier de 41 devises pèse sur l'activité, notamment dans les pays exportateurs comme l'Allemagne, la France et l'Italie.
La banque anticipe des conditions financières globalement favorables en 2026 et 2027, malgré une légère remontée attendue des taux longs, et table sur une croissance d'environ 1% par an sur la période.

Une autre statistique et des chiffres

Par ailleurs, outre-Atlantique, le Département du Travail des Etats-Unis a comptabilisé 212 000 nouvelles inscriptions hebdomadaires au chômage lors de la semaine du 16 février, un chiffre en hausse de 4 000 par rapport au niveau de la semaine précédente (révisé à la hausse de 206 000 à 208 000). Le nombre de nouveaux inscrits est légèrement inférieur aux attentes du consensus qui tablait sur 215 000.

Dans le reste de l'actualité, le Brent progresse de 2% à 72,2 USD le baril. L'euro cède 0,2% face au billet vert, à 1,178 USD. Enfin, le Bitcoin recule de 2,4%, autour des 66 855 USD.