Paris en léger repli à la suite de Wall Street, malgré Forvia et Edenred
information fournie par Zonebourse 24/02/2026 à 10:35

En dépit de l'accueil chaleureux réservé aux publications de Forvia et d'Edenred, la Bourse de Paris s'inscrit en léger retrait en milieu de matinée, au lendemain d'un fort recul essuyé par les actions américaines.

Vers 10h30, le CAC 40 affiche un recul de l'ordre de 0,1%, vers 8 487 points, tandis que l'indice paneuropéen STOXX Europe 50 cède 0,2%, tout comme le FTSE 100 de Londres, le DAX 40 de Francfort et le FTSE MIB de Milan.

Pour mémoire, de l'autre côté de l'Atlantique, le S&P 500 a reculé de 1,04% à 6 837,7 points lundi, le Dow Jones a lâché 1,66% à 48 804 points, tandis que le Nasdaq 100 a abandonné 1,21% à 24 708,9 points.

Les indices actions américains ont ainsi entamé la semaine en net recul, pris en étau entre un regain de tensions commerciales et une nouvelle vague d'inquiétudes dans le secteur technologique.

Les valeurs financières ont pâti des incertitudes liées à la politique tarifaire, tandis que les acteurs de la cybersécurité ont subi la pression d'une mise à jour majeure du modèle d'Anthropic.

"Plus inquiétant encore, la volatilité des marchés est à des niveaux supérieurs à ceux de la crise financière de 2009", s'inquiète Christopher Dembik, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet AM.

"La volatilité moyenne des actions du S&P 500 par rapport à la volatilité de l'indice s'établit à 24 points, un record. Cela signifie que les actions individuelles connaissent une plus grande volatilité que l'indice. Ce n'est pas sain", insiste-t-il.

"Les investisseurs l'ont bien compris et optent pour la prudence. Ils se replient principalement sur les bons du Trésor américain à courte maturité, l'or et les actions émergentes en attendant que la tempête se termine", conclut le stratège.

Le climat des affaires se couvre en France

Autre signal préoccupant, l'indicateur synthétique du climat des affaires en France, calculé par l'INSEE à partir des réponses des chefs d'entreprise des principaux secteurs d'activité marchands, perd deux points en février : à 97, il s'éloigne de son niveau moyen (100).

De son côté, l'indicateur synthétique du climat de l'emploi perd un point, à 93, et se situe nettement sous sa moyenne de long terme (100). Cela résulte principalement de la dégradation des soldes relatifs aux effectifs prévus dans les services (hors intérim).

Toujours au chapitre des statistiques, les opérateurs prendront connaissance cet après-midi des stocks des grossistes aux Etats-Unis pour décembre, et surtout de l'indice de confiance des consommateurs américains du Conference Board.

Forvia et Edenred salués après leurs publications respectives

Du côté des valeurs à Paris, les valeurs automobiles Stellantis et Renault figurent en tête du CAC 40, avec des gains de l'ordre de 2%, alors que les bancaires Société Générale, Crédit Agricole et BNP Paribas (-2%) essuient certaines des plus fortes baisses.

Sur le SBF 120, Forvia gagne 3% à la suite de la présentation par l'équipementier automobile de ses comptes 2025, marqués notamment par un cash-flow net en forte hausse, et accompagnés de l'annonce de ses objectifs à horizon 2028, dans le cadre de sa nouvelle stratégie IGNITE.

C'est toutefois Edenred ( 8%) qui caracole en tête de l'indice, entouré après l'annonce par le groupe de solutions de paiements d'un BPA ajusté record, en progression de 10%, qui l'amène à une augmentation du même ordre de son dividende annuel.

Ailleurs en Europe, on notera que Fresenius Medical Care est victime de lourds dégagements à Francfort (-6%) après la présentation de ses résultats annuels, mais surtout de perspectives 2026 un peu justes au goût des investisseurs.