Pandora relève ses prévisions 2026 après un 2e trimestre meilleur que prévu
information fournie par Zonebourse 13/08/2026 à 10:29

Pandora progresse fortement en Bourse ce jeudi après avoir fait état mardi d'une croissance organique plus marquée que prévu au 2e trimestre, à la faveur notamment d'une bonne tenue de ses ventes en Asie et en Amérique Latine, une performance qui a conduit le joaillier danois à relever ses prévisions annuelles.

Le titre gagne 3,9% à 801,8 couronnes à Copenhague vers 9h50, signant l'une des plus fortes progressions de l'indice des valeurs européennes STOXX 600, en légère hausse au même moment ( 0,1%).

Pandora a publié ce matin une croissance organique de 1% au titre du 2e trimestre, alors que le consensus l'attendait autour de zéro, les replis de 1% de son activité en Amérique du Nord et de 2% en Europe ayant été plus que compensés par l'Asie Pacifique ( 10%) et l'Amérique Latine ( 18%).

Sur la période, le bénéfice d'exploitation (Ebit) a atteint 1,46 milliard de couronnes danoises contre 1,29 milliard de couronnes un an plus tôt. Les analystes tablaient en moyenne sur 1,10 milliard.

Dans une note de réaction, les équipes de Jefferies font remarquer que le groupe scandinave a réussi à dépasser des attentes qui étaient particulièrement élevées.

La marge opérationnelle (Ebit) s'est accrue de 2,1 points de pourcentage à 20,3%, à la faveur du remboursement de surcoûts de droits de douane liés à la politique protectionniste américaine. En excluant cet élément, la marge d'exploitation ressort stable d'une année sur l'autre.

Des prévisions annuelles revues en hausse

Pour l'ensemble de 2026, Pandora a revu à la hausse ses prévisions de croissance organique, la situant désormais entre 0% et 3%, contre une évolution précédemment vue entre -1% et 2%.

Le bijoutier a également relevé ses prévisions de marge d'exploitation à environ 22-23%, à comparer avec 21-22% auparavant.

Suite à cette publication, les analystes de Deutsche Bank recommandaient aux investisseurs de ne pas trop extrapoler ces solides performances en partant du principe qu'elles se poursuivront tout au long de l'exercice.

"Dans l'ensemble, ces résultats trimestriels sont solides et la baisse des coûts liés à l'argent limite le risque de révision à la baisse des objectifs", souligne le bureau d'études.

"Néanmoins, la valorisation semble déconnectée de la croissance sous-jacente à périmètre constant, avec un titre qui se traite à environ 19 fois les bénéfices futurs à 12 mois (PER)", ajoute-t-il.

Bon nombre de professionnels font en effet valoir que l'action se traite aujourd'hui sur la base de multiples de valorisation en ligne avec ses moyennes historiques.