Pandora en tête de l'Europe STOXX 600, la facture des métaux précieux pourrait s'alléger information fournie par Zonebourse 23/03/2026 à 11:43
Pandora signe lundi matin la plus forte hausse de l'indice STOXX Europe 600, le joaillier danois profitant des effets attendus de la chute des cours de l'or et de l'argent, auxquels ses résultats sont très sensibles. A 11h30, le titre progresse de plus de 5,4% à 464,8 couronnes quand l'indice paneuropéen recule de 1,7%.
Les investisseurs s'attendent à ce que la forte baisse des prix des métaux précieux se répercute favorablement au niveau des résultats du numéro un mondial du secteur de la bijouterie en termes de production.
Après avoir déjà décroché de 10% la semaine passée, l'once d'or lâche encore plus de 6% à 4 297,2 dollars, au plus bas depuis la mi-2025.
Très volatil, le métal jaune s'inscrit désormais 22% en dessous de son plus haut historique établi au-delà de 5 500 dollars à la fin du mois de janvier.
Avec un prix de 64,3 dollars l'once, l'argent recule quant à lui de 7,7% et accuse désormais un recul de 16,6% depuis le début de l'année.
Ces replis constituent de bonnes nouvelles, sachant que le groupe avait estimé dans son dernier rapport annuel qu'une hausse de 10% des prix de l'or et de l'argent exerçait une pression mécanique directe de plus de 250 millions d'euros au niveau de son résultat opérationnel annuel, soit un effet de l'ordre de 0,8% sur l'Ebit.
Si ce reflux est une bonne nouvelle, il convient de souligner que le prix actuel de l'or reste encore très supérieur à la moyenne de 3 350 dollars l'once que Pandora avait retenu pour calculer ses comptes annuels 2025, ou encore de celle de 2 330 dollars qui prévalait encore en 2024.
Même chose pour l'argent, dont le cours moyen s'était établi à 34 dollars l'an dernier, après 27,1 dollars en 2024.
Afin de limiter l'impact des variations des matières premières, Pandora couvre en général entre 70% et 100% de ses besoins via des stratégies de hedging . Le groupe a par ailleurs annoncé le mois dernier sa volonté d'avoir davantage recours à un procédé de plaqué platine dans la fabrication de ses bijoux.
Entre soulagement sur les coûts et risques liés à la guerre
Dans une note diffusée dans la matinée, les analystes de RBC - qui affichent une opinion "performance en ligne avec le secteur" - indiquent avoir malgré tout ramené leur objectif de cours sur la valeur de 600 à 575 couronnes danoises, inquiets des répercussions financières et économiques de la guerre contre l'Iran.
Dans un scénario prudent ( bear case ), la banque canadienne dit attendre une contraction du chiffre d'affaires de l'ordre de 2,5% cette année sur fond d'un choc localisé au Moyen-Orient, une région qui représente 4% de l'activité et où les ventes pourraient chuter de 30% selon ses estimations.
Dans un scénario bien plus pessimiste ( super bear case ), RBC dit anticiper une dégradation plus profonde qui mènerait à une baisse de 4,3% du chiffre d'affaires annuel résultant d'un effondrement de moitié (-50%) des ventes au Moyen-Orient, conjugué à une onde de choc plus vaste affectant le reste du monde à hauteur de 1%.
Depuis le lancement de l'intervention américano-israélienne en Iran, l'action Pandora a perdu autour de 9%.
Les investisseurs s'attendent à ce que la forte baisse des prix des métaux précieux se répercute favorablement au niveau des résultats du numéro un mondial du secteur de la bijouterie en termes de production.
Après avoir déjà décroché de 10% la semaine passée, l'once d'or lâche encore plus de 6% à 4 297,2 dollars, au plus bas depuis la mi-2025.
Très volatil, le métal jaune s'inscrit désormais 22% en dessous de son plus haut historique établi au-delà de 5 500 dollars à la fin du mois de janvier.
Avec un prix de 64,3 dollars l'once, l'argent recule quant à lui de 7,7% et accuse désormais un recul de 16,6% depuis le début de l'année.
Ces replis constituent de bonnes nouvelles, sachant que le groupe avait estimé dans son dernier rapport annuel qu'une hausse de 10% des prix de l'or et de l'argent exerçait une pression mécanique directe de plus de 250 millions d'euros au niveau de son résultat opérationnel annuel, soit un effet de l'ordre de 0,8% sur l'Ebit.
Si ce reflux est une bonne nouvelle, il convient de souligner que le prix actuel de l'or reste encore très supérieur à la moyenne de 3 350 dollars l'once que Pandora avait retenu pour calculer ses comptes annuels 2025, ou encore de celle de 2 330 dollars qui prévalait encore en 2024.
Même chose pour l'argent, dont le cours moyen s'était établi à 34 dollars l'an dernier, après 27,1 dollars en 2024.
Afin de limiter l'impact des variations des matières premières, Pandora couvre en général entre 70% et 100% de ses besoins via des stratégies de hedging . Le groupe a par ailleurs annoncé le mois dernier sa volonté d'avoir davantage recours à un procédé de plaqué platine dans la fabrication de ses bijoux.
Entre soulagement sur les coûts et risques liés à la guerre
Dans une note diffusée dans la matinée, les analystes de RBC - qui affichent une opinion "performance en ligne avec le secteur" - indiquent avoir malgré tout ramené leur objectif de cours sur la valeur de 600 à 575 couronnes danoises, inquiets des répercussions financières et économiques de la guerre contre l'Iran.
Dans un scénario prudent ( bear case ), la banque canadienne dit attendre une contraction du chiffre d'affaires de l'ordre de 2,5% cette année sur fond d'un choc localisé au Moyen-Orient, une région qui représente 4% de l'activité et où les ventes pourraient chuter de 30% selon ses estimations.
Dans un scénario bien plus pessimiste ( super bear case ), RBC dit anticiper une dégradation plus profonde qui mènerait à une baisse de 4,3% du chiffre d'affaires annuel résultant d'un effondrement de moitié (-50%) des ventes au Moyen-Orient, conjugué à une onde de choc plus vaste affectant le reste du monde à hauteur de 1%.
Depuis le lancement de l'intervention américano-israélienne en Iran, l'action Pandora a perdu autour de 9%.