Palantir dépasse encore les attentes, porté par l'essor de l'IA commerciale information fournie par Zonebourse 02/11/2026 à 22:29
Palantir continue de dépasser les attentes de Wall Street, porté par une demande toujours soutenue pour ses logiciels d'intelligence artificielle. Le spécialiste américain de l'analyse de données a vu son chiffre d'affaires bondir de 96% au troisième trimestre, à 2,31 MdsUSD, contre 2,18 MdsUSD attendus, soit une légère accélération après les 93% du trimestre précédent. Le bénéfice ajusté par action, à 0,44 dollar contre 0,406 dollar anticipé, dépasse également les prévisions, tandis que le titre progresse de 2,5% dans les échanges après-Bourse.
Cette dynamique témoigne surtout de la transformation progressive du modèle économique de Palantir, historiquement très dépendant des contrats gouvernementaux dans la défense et le renseignement. Le groupe trouve désormais un important relais de croissance auprès des entreprises privées américaines, dont les revenus ont bondi de 148% sur un an, à 984 MUSD, dépassant pour la première fois les 953 MUSD générés auprès des administrations américaines. Cette diversification s'appuie notamment sur sa plateforme AIP, qui permet aux entreprises d'intégrer l'IA dans leurs opérations, avec des applications dans la santé, la banque ou encore la logistique, comme l'illustrent ses récentes collaborations avec Customers Bank, Tampa General Hospital et Nvidia.
Face à cet essor, Palantir a une nouvelle fois relevé ses ambitions pour l'ensemble de l'année, tablant désormais sur environ 8,53 MdsUSD de revenus, soit une croissance de 91%, contre 82% précédemment anticipés.
Quelques réserves subsistent néanmoins concernant la pérennité de cette croissance, puisque la valeur totale des contrats signés a reculé de 13% sur un trimestre, à 2,92 MdsUSD, tandis que le nombre de contrats supérieurs à 10 MUSD est passé de 73 à 64. Cette divergence mérite d'être surveillée, d'autant que Palantir se négocie à près de 90 fois ses bénéfices attendus, une valorisation exigeante qui laisse peu de place à une éventuelle normalisation de la croissance.