P&G prévoit un exercice 2027 morose, avec la baisse des dépenses de consommation
information fournie par Reuters 29/07/2026 à 18:05

On aperçoit de la lessive Tide, une marque appartenant à Procter & Gamble, en vente dans un magasin de Manhattan, à New York.

par Juveria Tabassum et Alexander Marrow

Procter & ‌Gamble prévoit un ralentissement de la croissance de son chiffre d'affaires pour l'exercice 2027, ​après des ventes trimestrielles en deçà des estimations, citant "un contexte géopolitique et économique très difficile".

Le géant américain des biens de consommation prévoit une croissance de son chiffre d’affaires ​net total pour l’exercice 2027 comprise entre 1% et 3%, contre une croissance de 3,3% en 2026 et ​tandis que les analystes tablent sur une croissance ⁠de 2,7%.

La hausse des prix des denrées alimentaires et de l'essence, ainsi ‌que plusieurs trimestres d'inflation tenace, ont contraint les consommateurs à faibles revenus à réduire leurs dépenses et à rechercher des alternatives moins coûteuses ​pour certains produits de base.

Le ‌chiffre d’affaires au quatrième trimestre a progressé de 1,5% pour ⁠atteindre 21,20 milliards de dollars (18,63 milliards d'euros), bien qu'en dessous des attentes à 21,38 milliards de dollars.

L'action P&G recule d'environ 3% mercredi en avant-Bourse.

Le groupe prévoit pour l’exercice ⁠2027 un bénéfice ‌par action ajusté compris entre 6,89 et 7,11 dollars, avec une valeur ⁠médiane légèrement inférieure aux estimations de 7,04 dollars, selon les données compilées par ‌LSEG.

"L'exercice 2026 a été une année de consolidation des fondations", a déclaré ⁠Shailesh Jejurikar, directeur général de P&G, qui a pris les ⁠rênes du groupe en ‌janvier.

P&G a également nommé Shailesh Jejurikar au poste de président à compter du 1er ​août et a annoncé que le président ‌exécutif et ancien directeur général, Jon Moelle, prendrait sa retraite le 14 août.

Le groupe a maintenu ses prévisions ​d’un impact d’environ un milliard de dollars sur ses bénéfices pour l’exercice 2027, en raison de la hausse des coûts des matières premières, de l’énergie ⁠et du transport liée à la flambée des prix du pétrole.

Les volumes organiques globaux de P&G au quatrième trimestre sont restés stables, tandis que ses produits de soins capillaires et de soins personnels, plus onéreux, ont une nouvelle fois constitué un point fort.

(Rédigé par Juveria Tabassum à Bangalore et Alexander Marrow à Londres ; version française Coralie ​Lamarque, édité par Sophie Louet)