Otan-La Russie dit vouloir des réponses à ses préoccupations sécuritaires
information fournie par Reuters 12/01/2022 à 13:07

MOSCOU, 12 janvier (Reuters) - La Russie a besoin de réponses à ses préoccupations en matière de sécurité et demande aux Occidentaux de les lui fournir, a déclaré mercredi le porte-parole du Kremlin alors que se rencontrent à Bruxelles représentants de l'Otan et de Moscou.

"Nous ne négocions pas en position de force, il ne saurait être question ici d'adresser des ultimatums", a dit Dmitry Peskov.

"La situation a tout simplement atteint un point critique sur la question de la sécurité paneuropéenne et sur celle des intérêts de notre pays. (...) Nous ne pouvons pas attendre davantage et les préoccupations que nous avons exprimées doivent obtenir des réponses concrètes", a-t-il ajouté.

La réunion organisée mercredi à Bruxelles ambitionne de contribuer à apaiser les relations entre l'Est et l'Ouest alors que les deux camps s'opposent sur de nombreux sujets, à commencer par celui de l'Ukraine.

La perspective de voir cette dernière intégrer un jour l'Alliance atlantique est régulièrement brandie par la Russie, qui y voit une menace pour sa propre sécurité, pour justifier d'avoir massé quelque 100.000 soldats à la frontière entre les deux pays depuis plusieurs mois. nL8N2TR57Y

Dmitry Peskov a assuré que Moscou était disposé à négocier directement avec Kiev à condition que les accords déjà conclus soient respectés et a garanti que les exercices militaires conduits mardi près de la frontière ukrainiennes n'étaient pas liés aux discussions avec l'Otan.

Pour les membres de l'Alliance atlantique, les revendications russes, exprimées en décembre dans deux projets de traités, sont inacceptables, notamment lorsqu'il lui est demandé de revenir au niveau d'activité qui était le sien en 1990 et de ne plus accepter de nouveaux membres. nL8N2T25EY

Interrogé sur l'hypothèse d'une entrée de la Finlande dans l'Otan, le porte-parole du Kremlin a réaffirmé que l'Otan était un "instrument de confrontation" et que tout élargissement serait de nature à nourrir les préoccupations russes.

(Reportage Dmitry Antonov, version française Nicolas Delame, édité par Blandine Hénault)