Oracle envoie un avis invoquant la force majeure au promoteur d'un projet titanesque de data centers information fournie par Investir 05/10/2026 à 16:00
Confronté à des refus de permis et à une fronde de la population locale, le projet Jupiter d'un immense campus de centre de données au Nouveau-Mexique prend du retard. Pour reporter certains paiements contractuels dans le cas où celui-ci ne serait pas mis en service en 2028 comme prévu, Oracle a invoqué la force majeure auprès du promoteur.
L'action Oracle lâche désormais plus de 50% sur un an et, simultanément, la prime de risque sur les obligations émises par l'éditeur de logiciels qui poursuit sa mue vers un géant du cloud a atteint un sommet historique. En cause, l'avis de force majeure invoqué par Oracle à l'attention du promoteur d'un vaste projet de centre de données, une filiale du gérant d'actifs Blue Owl Capital, afin de se protéger contre un éventuel retard dans sa mise en service, prévue en 2028. Vitrine du projet Stargate à 500 milliards de dollars incluant également OpenAI et SoftBank, l'immense campus, conçu pour absorber une puissance de 2,45 gigawatts (GW), se heurte à une série de retards réglementaires et de refus de permis locaux, notamment concernant le gazoduc devant acheminer le gaz jusqu'aux piles à combustible fournies par Bloom Energy, sur fond de forte opposition des populations locales.
Un risque plus global ?
Courante dans l'énergie et les matières premières, cette disposition dite de force majeure permet aux clients de reporter certains engagements financiers contractuels. En l'occurrence, Oracle souhaiterait continuer à verser un loyer « allégé » à Blue Owl tant que le campus n'est pas opérationnel. S'il s'agit donc d'une mesure de prévention, celle-ci a tout de même alerté les créanciers du groupe dirigé par Larry Ellison. « Une action similaire de la part d'un autre hyperscaler de premier plan aurait probablement une plus grande portée pour le marché et justifierait une réévaluation plus large des protections contractuelles», jugent de leur côté les analystes de Morgan Stanley.
Le titre reste relativement cher au vu de la situation financière d'Oracle, la plus fragile parmi les « hyperscalers ». Il vaut mieux rester à l'écart de ce titre et même vendre pour ceux qui en détiendraient.
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