Nouveaux records à Wall Street, l'emploi suscite l'optimisme sur les taux
information fournie par Zonebourse 02/07/2026 à 17:16

Wall Street retrouve le chemin de la hausse jeudi dans le sillage de la publication de chiffres mensuels de l'emploi aux Etats-Unis moins bons que prévu qui sont venus fragiliser les anticipations d'un relèvement des taux de la Réserve fédérale d'ici à la fin de l'année.

Un peu plus d'une heure et demie après l'ouverture, le Dow Jones s'octroie une progression de 0,9% à 52 774.8 points après avoir inscrit dans la matinée un nouveau record à 52 805,1 points. Avec une hausse de 0,2% au-delà de 7 500 points, le S&P 500 revient lui à une centaine de points de son sommet absolu à 7 620,9 points. Le Nasdaq reste un peu en retrait, avec un repli de 0,5% à 25 915,5 points.

La très médiocre statistique de l'emploi publiée ce matin, avec un jour d'avance en anticipation du long week-end de la Fête de l'Indépendance, est venue apporter de l'eau au moulin de ceux qui prédisent que la Fed préférera ne pas toucher à ses taux directeurs cette année.

Le Département du Travail a fait état de seulement 57 000 créations de postes non-agricoles en juin, alors que la moyenne des prévisions des économistes s'établissait à 110 000.

La menace d'un resserrement monétaire s'éloigne

"En particulier, le secteur privé hors secteur de la santé revient à la destruction d'emplois", note Bastien Drut, le responsable de la stratégie et de l'analyse chez CPRAM.

"Avec la décrue prévue de l'inflation, ce rapport sur l'emploi va permettre un peu plus à Kevin Warsh de sécuriser un statu quo lors du prochain FOMC", estime le gérant.

La probabilité d'un resserrement monétaire le 29 juillet est désormais estimée par les investisseurs à moins de 20%, contre 32% la semaine dernière, selon le baromètre FedWatch de CME Group.

Un retour vers la tech encore timoré

Le fait que les investisseurs reviennent timidement sur les valeurs liées à l'IA, largement délaissées ces dernières semaines, soutient également la cote dans les premiers échanges.

Pour certains analystes, ce récent mouvement de repli représente une opportunité d'achat, le discours pessimiste ayant dernièrement affecté le secteur ayant également occulté les perspectives d'une future croissance massive.

"Nous n'en sommes qu'à l'an 3 d'un cycle de développement de l'IA qui va devrait s'étaler sur 10 ans (...) et pourtant les investisseurs sanctionnent Microsoft et Meta de manière totalement absurde et disproportionnée par rapport à leur potentiel réel", déplore Dan Ives, analyste chez Wedbush Securities.

La rotation vers la santé et la consommation continue

La plus forte hausse sectorielle revient cependant au secteur de la santé ( 2,4%) qui confirme son récent retour en grâce après des performances sans grand éclat depuis le début de l'année. Celui de la consommation de base suit ( 1,5%) soutenu par la perspective d'une absence de hausse des taux d'intérêt dans les mois à venir.

Stable avant la publication de la statistique de l'emploi, le dollar recule de 0,6% face à l'euro, qui remonte en direction de 1,1443.

Sur le marché obligataire, le rendement des Treasuries à 10 ans se replie aussi pour revenir autour de 4,47%.

Sur le marché pétrolier, les cours du brut cèdent du terrain, pénalisés par les efforts diplomatiques entre les Etats-Unis et l'Iran visant à favoriser la réouverture du détroit d'Hormuz et par les perspectives d'une hausse de production de l'Opep .

En Europe, les marchés d'actions s'inscrivaient en forte hausse à l'approche de la clôture. Le CAC 40 français s'adjuge plus de 1,9%, le DAX allemand prend 2,3% et l'Euro STOXX 50 gagne 1,5%.