"Non, pas du tout!" : le projet Scaf n'est pas mort, assure Emmanuel Macron
information fournie par Boursorama avec Media Services 24/04/2026 à 10:37

La président de la République a abondé dans le sens du chancelier, Friedrich Merz, qui s'est dit fin mars déterminé à sauver le programme de "chasseur du futur", embourbé dans les rivalités industrielles entre Dassault et Airbus.

Le chancelier Friedrich Merz et Emmanuel Macron, à Paris, le 17 avril 2026 ( AFP / LUDOVIC MARIN )

"Non", le programme européen d'avion de combat Scaf n'est pas mort, a assuré vendredi 24 avril Emmanuel Macron à l'issue d'un entretien avec le chancelier Friedrich Merz. "Non, pas du tout", a répliqué le président français à qui une journaliste demandait si le projet Scaf était "mort", en conclusion de son entrevenue avec le chef du gouvernement allemand en marge d'un sommet européen informel à Chypre.

"Plusieurs axes" de travail

"Nous avons eu une bonne discussion ce matin avec monsieur le Chancelier et nous avons donné mandat à nos ministères de la Défense de travailler sur, justement, plusieurs axes, sur différents sujets, pas simplement l'avion de combat du futur, mais différents leviers de coopération entre nos deux pays", a assuré M. Macron.

"Nos ministères de la Défense ont ce mandat pour les semaines à venir", a-t-il ajouté. "On continue d'avancer. L'Europe n'a jamais autant eu besoin d'unité, de plus d'indépendance, de plus de souveraineté".

Lancé en 2017 par Emmanuel Macron et la chancelière Angela Merkel, rejoints par l'Espagne deux ans plus tard, le Scaf est un système qui comprend non seulement un avion mais aussi des drones reliés entre eux par un système de communication numérique innovant, "un cloud de combat".

Mais le projet piétine en raison de désaccords persistants entre Dassault Aviation pour la France et Airbus, qui représente l'Allemagne et l'Espagne.

Il est considéré comme un symbole de la coopération en matière de défense et de sécurité entre la France et l'Allemagne, les deux puissances européennes cherchant à présenter un front uni face à une Russie hostile et à un engagement américain de plus en plus hésitant en matière de sécurité européenne. La ministre française des Armées, Catherine Vautrin, avait déclaré mardi que les médiateurs franco-allemands chargés de sauver le programme avaient demandé "dix jours de plus", jusqu'au "28 avril", pour rendre leurs conclusions.