New York dans le rouge avec la dégradation de l'emploi et la flambée du pétrole information fournie par Zonebourse 06/03/2026 à 17:06
Après une heure et demi de cotation, les indices américains s'affichent en nette baisse, pénalisés par des chiffres de l'emploi particulièrement décevants et la forte hausse du prix de l'énergie, pétrole en tête.
Le Dow Jones s'affaisse de 1,39%, le Nasdaq Composite trébuche de 0,68%, et le S&P 500 cède 1,32%. La veille, ces indices étaient déjà dans le rouge.
Les chiffres de l'emploi inquiètent...
En Europe les indices déroulent la même tendance et ont même accentué leurs pertes après la publication du rapport mensuel sur l'emploi aux Etats-Unis. Selon le Bureau of Labor Statistics, l'économie américaine a détruit 92 000 emplois en février, alors que les analystes tablaient sur 58 000 créations, après 126 000 créations en janvier, chiffre révisée de 130 000. Ce niveau de destructions de postes est le plus important enregistré par le pays depuis le mois d'octobre 2025 (-105 000 emplois). Parallèlement, le taux de chômage a augmenté de 0,1 point à 4,4%, alors qu'il était espéré stable à 4,3%.
... les prix du pétrole aussi
En outre, l'intensification du conflit au Moyen-Orient, avec la fermeture du détroit d'Ormuz continue de soutenir les cours du pétrole. A New York, le WTI flambe de 11,64%, à 88,66 dollars, tandis qu'à Londres, le Brent de la mer du Nord progresse de 8,19%, à 91,14 dollars. Depuis le début de l'année, le WTI a notamment bondi de 55%, contre 50% pour le Brent.
Les cours de l'or noir évoluent sur des niveaux inédits depuis octobre 2023, lors du conflit entre Israël et le Hamas après les attentats qui avaient touché l'Etat hébreu. Si Israël n'est pas un grand producteur de pétrole, les craintes, qui sont les mêmes aujourd'hui avec la guerre contre l'Iran et le Hezbollah au Liban, d'un embrasement à l'ensemble de région se renforcent.
Certains évoquent déjà une situation de stagflation qui se caractérise par trois phénomènes négatifs qui se produisent en même temps : une inflation élevée, un chômage important et une croissance économique faible ou nulle.
Quelles conséquences pour les banques centrales ?
La situation se complique donc grandement pour la Réserve fédérale qui fait face à une inflation qui reste élevée, et qui pourrait augmenter si les cours de l'or noir restent à un niveau élevé longtemps, et à une dégradation du marché de l'emploi. Pour l'instant, selon le FedWatch Tool de CME Group, la Réserve fédérale américaine se dirigerait plus vers un assouplissement monétaire et donc privilégierait plus la croissance et l'emploi que de contenir la hausse des prix.
Le scénario pourrait être l'inverse en Europe étant donné que le mandat de la BCE ne concerne que l'inflation. L'institution européenne n'a pas à se concentrer sur la croissance et pourrait relever ses taux si l'indice des prix à la consommation dépasse le seuil qu'elle s'est fixée, autour de 2%.
Sur le marché des devises, le dollar reprend un peu de terrain face à la monnaie unique ( 0,20%) et se négocie contre 0,8633 euro, au plus haut depuis la fin novembre 2025.
Le Bitcoin recule de 3,59%, à 68 349 dollars, tandis que du côté des métaux précieux, la hausse l'emporte. L'once d'or grimpe de 1,46%, à 5 158 dollars, et celle d'argent s'apprécie de 2,44%, à 84,77 dollars.
Dans l'actualité micro-économique
Costco se distingue avec un gain de 1,34%, à 995,715 dollars, après avoir publié des ventes supérieures aux attentes à données comparables pour le compte du deuxième trimestre, avec une progression de 6,7%, contre un consensus à 5,88%.
De son côté, Gap chute de 12,98%, à 23,66 dollars. Au quatrième trimestre fiscal, le spécialiste de l'habillement a vu son bénéfice par action diluée s'installer à 0,45 dollar, contre 0,54 dollar un an plus tôt.
Le titre de l'équipementier de réseaux Ciena ( 4%) évolue lui à contre-courant de la tendance baissière grâce à un relèvement de recommandation de BofA, passé à l'achat sur la valeur.
Le Dow Jones s'affaisse de 1,39%, le Nasdaq Composite trébuche de 0,68%, et le S&P 500 cède 1,32%. La veille, ces indices étaient déjà dans le rouge.
Les chiffres de l'emploi inquiètent...
En Europe les indices déroulent la même tendance et ont même accentué leurs pertes après la publication du rapport mensuel sur l'emploi aux Etats-Unis. Selon le Bureau of Labor Statistics, l'économie américaine a détruit 92 000 emplois en février, alors que les analystes tablaient sur 58 000 créations, après 126 000 créations en janvier, chiffre révisée de 130 000. Ce niveau de destructions de postes est le plus important enregistré par le pays depuis le mois d'octobre 2025 (-105 000 emplois). Parallèlement, le taux de chômage a augmenté de 0,1 point à 4,4%, alors qu'il était espéré stable à 4,3%.
... les prix du pétrole aussi
En outre, l'intensification du conflit au Moyen-Orient, avec la fermeture du détroit d'Ormuz continue de soutenir les cours du pétrole. A New York, le WTI flambe de 11,64%, à 88,66 dollars, tandis qu'à Londres, le Brent de la mer du Nord progresse de 8,19%, à 91,14 dollars. Depuis le début de l'année, le WTI a notamment bondi de 55%, contre 50% pour le Brent.
Les cours de l'or noir évoluent sur des niveaux inédits depuis octobre 2023, lors du conflit entre Israël et le Hamas après les attentats qui avaient touché l'Etat hébreu. Si Israël n'est pas un grand producteur de pétrole, les craintes, qui sont les mêmes aujourd'hui avec la guerre contre l'Iran et le Hezbollah au Liban, d'un embrasement à l'ensemble de région se renforcent.
Certains évoquent déjà une situation de stagflation qui se caractérise par trois phénomènes négatifs qui se produisent en même temps : une inflation élevée, un chômage important et une croissance économique faible ou nulle.
Quelles conséquences pour les banques centrales ?
La situation se complique donc grandement pour la Réserve fédérale qui fait face à une inflation qui reste élevée, et qui pourrait augmenter si les cours de l'or noir restent à un niveau élevé longtemps, et à une dégradation du marché de l'emploi. Pour l'instant, selon le FedWatch Tool de CME Group, la Réserve fédérale américaine se dirigerait plus vers un assouplissement monétaire et donc privilégierait plus la croissance et l'emploi que de contenir la hausse des prix.
Le scénario pourrait être l'inverse en Europe étant donné que le mandat de la BCE ne concerne que l'inflation. L'institution européenne n'a pas à se concentrer sur la croissance et pourrait relever ses taux si l'indice des prix à la consommation dépasse le seuil qu'elle s'est fixée, autour de 2%.
Sur le marché des devises, le dollar reprend un peu de terrain face à la monnaie unique ( 0,20%) et se négocie contre 0,8633 euro, au plus haut depuis la fin novembre 2025.
Le Bitcoin recule de 3,59%, à 68 349 dollars, tandis que du côté des métaux précieux, la hausse l'emporte. L'once d'or grimpe de 1,46%, à 5 158 dollars, et celle d'argent s'apprécie de 2,44%, à 84,77 dollars.
Dans l'actualité micro-économique
Costco se distingue avec un gain de 1,34%, à 995,715 dollars, après avoir publié des ventes supérieures aux attentes à données comparables pour le compte du deuxième trimestre, avec une progression de 6,7%, contre un consensus à 5,88%.
De son côté, Gap chute de 12,98%, à 23,66 dollars. Au quatrième trimestre fiscal, le spécialiste de l'habillement a vu son bénéfice par action diluée s'installer à 0,45 dollar, contre 0,54 dollar un an plus tôt.
Le titre de l'équipementier de réseaux Ciena ( 4%) évolue lui à contre-courant de la tendance baissière grâce à un relèvement de recommandation de BofA, passé à l'achat sur la valeur.